Cent jours sous les verrous : un policier, un ancien détenu et 500 000 dollars à ne pas se voler
MrBeast ミスタービーストMrBeast (Jimmy) a construit une prison de haute sécurité et y enferme deux hommes que tout oppose. Lenny a été policier pendant 17 ans. Ian a purgé trois ans dans une prison fédérale. S'ils tiennent ensemble 100 jours, ils remporteront 500 000 dollars. Si l'un d'eux part avant la fin, les deux repartent les mains vides. Tous les dix jours, Jimmy leur soumet une « offre » qui touche à leur confort, à leur cagnotte ou à leur relation. La vidéo pose une question : un policier et un criminel peuvent-ils se faire assez confiance pour aller au bout, quand chaque décision peut les diviser ?
Une prison « à l'échelle un sur un »
Jimmy présente le lieu comme une réplique fidèle d'une vraie prison, jusqu'aux toilettes, qui sont de véritables toilettes pénitentiaires. Il y a une seule différence, que Ian relève tout de suite : les matelas sont plus épais et il y a un oreiller, alors qu'on ne lui en donnait pas en prison. Les règles sont celles d'un établissement réel. Les repas sont servis trois fois par jour, les lumières s'éteignent à heure fixe et le réveil est imposé chaque matin. Des caméras filment et écoutent tout, et Jimmy prévient que la moindre conversation pourra lui donner des idées pour la suite.
Ian raconte d'emblée qu'il devait 500 000 dollars à sa sortie de prison. Il avait été condamné pour fraude et blanchiment d'argent. D'après son récit, il avait commencé à mentir et à emprunter à une personne pour en rembourser une autre, puis il avait perdu l'argent de tout le monde et menti sur ces pertes. Sa dette correspond exactement à la somme en jeu dans la vidéo, ce que Jimmy souligne.
Des débuts difficiles : le lit du bas et les ronflements
Le premier différend porte sur la couchette du bas. Au nom du « respect des aînés » qui prévaudrait en prison, c'est Lenny qui choisit. La première nuit tourne mal : Lenny ronfle et Ian affirme n'avoir pas pu dormir, au point de finir par terre. Il déplace ensuite son lit en espérant que cela règle le problème, et surnomme Lenny « Ronflex » devant le directeur. Lenny dit qu'on le lui reproche mais qu'il n'y croit pas.
Les deux hommes ne vivent pas l'enfermement de la même manière. Ian semble « comme à la maison » et trouve l'endroit plutôt confortable. Lenny peine à s'adapter. Il dit avoir enfermé beaucoup de gens dans sa vie et trouve étrange de finir comme eux. Ce qui lui pèse le plus, c'est qu'on lui dicte l'heure du coucher, du réveil et des repas. Pour tromper l'ennui, ils transforment ensemble le cadre de lit en panier de basket et en barre de traction. Ian dit qu'il n'était pas sportif lors de son premier séjour en prison et qu'il compte se rattraper sur le second.
Jour 10 : la cour de promenade, un dilemme à 50 000 dollars
Jimmy arrive en « Officier Beast » et ouvre la première zone interdite, une cour de prison. Elle donne accès une heure par jour, pendant les 90 jours restants, à une vraie barre de traction et à un panier de basket. Il place ensuite les deux hommes dans des salles d'interrogatoire séparées, sans moyen de communiquer. Si les deux acceptent, la cour leur coûte 50 000 dollars et tous deux en profitent. Si un seul accepte, la cagnotte perd quand même 50 000 dollars, mais seul celui qui a accepté pourra y aller jusqu'à la fin.
Chacun doit donc deviner le choix de l'autre après seulement dix jours de cohabitation. Ian hésite à voix haute. Il dit en avoir assez d'être « le mauvais gars » dans la vie, mais qu'être un bon gars pendant 90 jours, c'est un peu nul. Tous deux finissent par dire oui. Lenny explique que sa vision de l'argent a « drastiquement changé ». Il est prêt à en dépenser pour mieux vivre cette période difficile, parce qu'en négligeant ce qui peut les aider, ils risquent de ne pas tenir jusqu'au bout. Jimmy s'étonne qu'une heure de récréation par jour suffise à leur donner l'impression de pouvoir tenir 100 jours. Pour eux, ce sont « 50 000 $ bien investis ». D'après la narration, la cour leur permet surtout de se supporter assez pour survivre.
Jour 20 : la cuisine contre la cour
La nourriture devient vite un sujet de plainte. Le « pain de viande » servi est selon eux un burger congelé, probablement décongelé et nappé de sauce. Lenny dit qu'il ignorait que les gens qu'il arrêtait mangeaient ça. Jimmy leur propose alors une cuisine entièrement équipée, avec ingrédients, viande et matériel pour préparer ce qu'ils veulent à chaque repas jusqu'à la fin. En échange, ils doivent renoncer à la cour.
Cette fois, un seul décide pour les deux. Ian laisse le choix à Lenny en disant qu'ils ont « beaucoup parlé ». Jimmy demande à Lenny ce que voudrait Ian, et Lenny répond qu'il n'en a aucune idée. De son côté, Ian prédit sans hésiter que Lenny a gardé la cour, et il a raison. Jimmy s'étonne : ils se plaignent tous les jours de la nourriture et il pensait qu'ils prendraient la cuisine. Le lendemain, les deux hommes disent ne rien regretter, trop contents de ne pas rester enfermés toute la journée.
Les familles, ce qui manque le plus
Vers le trentième jour, les conversations se tournent vers l'extérieur. Lenny rappelle pourquoi il est là : gagner cet argent pour sa famille, sa femme et ses enfants, qui dépendent tous de lui. Ian répond que ce doit être agréable d'avoir une femme et des enfants. Lui n'a vu son père que deux jours cette année et n'a pas vu son frère ni sa mère depuis un an. Pour tuer le temps, ils inventent des jeux, notamment un ballon prisonnier ponctué de cris dramatiques (« Il faut appeler une ambulance », « Est-ce que je vais perdre ma jambe ? »). La bande-annonce du début présentait ces cris comme un moment de tension.
Jour 30 : une bibliothèque pour un seul détenu
Jimmy ouvre une bibliothèque : des centaines de livres, des magazines, une Bible et un ordinateur sur lequel on peut jouer à Tetris et au Démineur. Elle est gratuite, mais un seul des deux y aura accès, une heure par jour pendant les 70 jours restants. Il est strictement interdit de sortir les livres. Pendant la visite, l'un d'eux tente déjà d'en emporter un et doit le reposer. Jimmy leur laisse deux heures pour négocier.
Les deux hommes s'évitent un moment, puis la discussion s'envenime. Ian pense que la décision lui revient, puisqu'il a laissé les deux précédentes à Lenny. Lenny est obsédé par la Bible : c'est selon lui la seule chose qui l'aiderait à tenir 70 jours, et ce n'est pas pour s'amuser. Ian lui demande si le problème vient du fait qu'il n'est pas religieux. Lenny répond qu'il n'a pas dit ça, mais qu'il a l'impression que Ian change d'avis selon le sens du vent. Ils semblent un moment revenir à la case départ.
Devant Jimmy, c'est finalement Lenny qui laisse la bibliothèque à Ian. Il explique ce choix par l'épisode de la cour : Ian avait dit oui sans hésiter, prêt à perdre sa part, et Lenny estimait lui devoir la pareille. Ian, ému, reconnaît qu'il ne s'attendait pas à ça d'un policier et qu'il avait tort. Dès le premier jour, il recopie des versets pour les lire avec Lenny, ce que Lenny appelle de la « lecture par procuration ». Pour lui, ce partage prouve que Ian est un bon codétenu.
Le trafic de livres
Dès le lendemain, Ian teste les limites du règlement. Puisqu'on ne peut pas sortir les livres, il en arrache des pages et les affiche aux murs, au point qu'ils parlent d'un « vrai musée ». Il va ensuite plus loin. Il dit qu'il ne pouvait pas laisser Lenny sans rien à lire pendant que lui s'amusait, et il fait sortir des livres entiers en se rebaptisant « Vic le passeur, le détenu trafiquant de bouquins ». Il en cache partout, jusque dans les toilettes. Lenny profite de ces livres. Tout est filmé.
Jour 40 : un magasin où tout coûte 10 000 dollars
Après avoir écouté leurs conversations, l'équipe a rempli un magasin d'objets dont ils avaient parlé, d'une boîte mystère à une balle anti-stress qui coûte un dollar dehors. Chaque objet coûte 10 000 dollars, payés sur la cagnotte. Lenny se contente de la boîte mystère. Les « tendances dépensières » de Ian refont surface, selon la narration. Il dit lui-même être stressé à l'idée que Lenny lui en veuille, puis achète de la mélatonine, une tondeuse, des Feastables et un masque de sommeil pour Lenny, soit 30 000 dollars au total. Lenny remarque que s'il avait eu besoin de ces objets, il les aurait achetés lui-même. Ian fait le lien avec son passé : il est allé en prison parce qu'il dépensait trop et ne pouvait pas résister, il « voyait des dollars partout ». La boîte mystère de Lenny contenait 20 000 dollars.
Les achats occupent les journées : dessins avec des crayons à 10 000 dollars, avions en papier à 10 000 dollars, et une coupe de cheveux faite par Lenny, « la plus chère » de la vie de Ian. Lenny finit par reconnaître que les bouchons d'oreilles en cire et la mélatonine l'aident réellement à mieux dormir, et il remercie Ian. Ce que Ian veut vraiment ne s'achète pas : voir sa famille ou au moins passer un appel, pour lequel il dit qu'il paierait sans hésiter.
Jour 50 : la visite des familles et la sanction
Avant d'annoncer l'offre, Jimmy montre à Ian les images de ses vols : livres cachés dans le pantalon, livres jetés dehors, puis sorties les bras chargés. Les familles des deux hommes attendaient dans un fourgon et l'équipe comptait les faire entrer sans contrepartie. Comme les règles ont été enfreintes, un seul pourra voir sa famille, et ce sera la seule occasion avant la fin des 100 jours. Ian parle d'un « coup bas ».
D'après les échanges, Ian se porte volontaire pour que Lenny voie sa famille. Lenny accepte et dit apprécier qu'il lui rende la pareille, mais il ajoute que c'est « aussi un peu de sa faute » s'ils ont été punis, et il aide les gardiens à saisir le stock caché. Ian lui lance : « T'es en train d'aider les flics maintenant ? » Jimmy ajoute alors une dernière condition : la famille de Lenny peut rester aussi longtemps qu'il le souhaite, mais Ian restera à l'isolement pendant toute la visite.
Les enfants de Lenny le retrouvent en tenue orange et trouvent bizarre de le voir sans son uniforme bleu. Lenny dit que cette visite le motive à tenir jusqu'au centième jour. Pendant ce temps, Ian entend la famille s'amuser dehors et se dit « enfermé comme un chien ». Il regrette chaque minute d'avoir choisi de s'infliger l'isolement et parle, avec ses mots, de « syndrome post-traumatique ».
« Lenny la Balance » : la rupture
À sa sortie, Ian a trouvé un surnom : « Lenny la Balance ». Il reproche à Lenny d'avoir rejeté la faute sur lui et d'avoir révélé sa cachette sous le lit, dont l'équipe n'aurait selon lui rien su. Il ajoute que Lenny a fait un bon repas pendant que lui n'avait rien. Lenny répond que Ian s'est porté volontaire, que l'équipe avait des preuves vidéo de tout, et finit par lui demander de baisser d'un ton. Après cette dispute, ils se parlent beaucoup moins. Selon Lenny, Ian ne veut plus jouer aux échecs ni au basket. Ian dit qu'ils ont chacun leurs habitudes. À mi-parcours, il confie vouloir rentrer chez lui et en avoir marre. Or s'il part, ils perdent tous les deux.
Jour 60 : une télévision refusée et un nouveau vol
Jimmy présente l'offre suivante comme un moyen de les réconcilier : une vieille télévision, des films anciens (« Vous êtes nés dans les années 50 ? », raille l'un d'eux) et des jeux de société, une heure par jour pendant 40 jours, pour 30 000 dollars. Ils objectent qu'une heure ne suffit même pas pour un film, et Jimmy répond qu'ils verront la suite le lendemain. Peu convaincu par les films, ils refusent. Jimmy fait alors fouiller Ian, qui avait caché quelque chose dans son caleçon, apparemment la cassette de Titanic.
Ian se sent « martyrisé » tous les dix jours, sans famille ni même un appel, et dit perdre patience. Lenny trouve qu'il se plaint sans arrêt et commence à craindre qu'il parte. Ian ressasse la « crasse » de l'épreuve précédente.
Jour 70 : rien, et les deux craquent
Jimmy ne propose rien au soixante-dixième jour, parce qu'il réserve une offre importante pour le quatre-vingtième. Ils doivent se réconcilier seuls. Ian décrit une vie « déprimante et maussade » où l'on ne peut que lire, faire du sport et jouer aux échecs pendant des semaines, ce qu'il trouve très dur psychologiquement. Les piques continuent : il appelle Lenny « Léonard, plus connu sous le nom de Lenny la Balance », et Lenny réplique que le criminel, c'est lui. Lenny sait qu'il doit remonter le moral de Ian, mais la situation empire. Lenny finit lui aussi par dire que l'atmosphère le frustre et que si on lui proposait de partir avec moins d'argent, il accepterait. À vingt jours de la fin, Jimmy estime que tout indique qu'ils vont craquer.
Jour 80 : un rocher de 900 kilos
Jimmy présente sa nouvelle offre comme une occasion de se réconcilier ou, au contraire, comme « la goutte de trop » qui mettrait fin à la vidéo. Un rocher de plus de 900 kilos renferme une clé qui ouvre une cage contenant 100 000 dollars. Pour tenter leur chance, ils doivent remettre immédiatement 50 000 dollars, puis disposeront d'une heure par jour pendant dix jours pour fendre la roche. Ian juge la chose impossible et pense qu'on les arnaque. Lenny est convaincu que c'est faisable et qu'ils doivent travailler ensemble. Ils acceptent.
La première heure n'aboutit à presque rien et Ian a le sentiment d'avoir jeté 50 000 dollars par la fenêtre. Les deux jours suivants, il se contente d'encourager Lenny. Jimmy dit penser que Ian a senti la déception de Lenny, car le lendemain il change d'attitude et prend le relais dès que Lenny s'arrête. Les progrès restent irréguliers : à la sixième heure, ils n'ont « pas avancé d'un poil », et Ian prévient que s'ils perdent ces 50 000 dollars, il s'en va.
Ian se tourne alors vers la bibliothèque. Il trouve un livre sur les pierres et en arrache les pages utiles. Leur première idée, un levier avec des poids empilés, échoue parce que le rocher est trop lourd. À deux jours de la fin, il trouve une autre illustration qui conseille de placer un burin à l'endroit où la pierre est plus fragile. Une énorme fissure apparaît, mais la neuvième heure s'achève avant qu'ils ne puissent ouvrir le bloc. Lenny estime leurs chances à une sur deux. Pendant la dernière heure, ils dégagent un morceau, aperçoivent la clé dans le béton et la récupèrent avant la fin du temps. Les 100 000 dollars s'ajoutent à la cagnotte. Les deux hommes se proclament « le flic et le voyou, pour la vie ».
Jours 90 à 98 : quand voler rapproche
Au quatre-vingt-dixième jour, Jimmy n'annonce rien et promet quelque chose de « beaucoup plus intense » pour le quatre-vingt-dix-neuvième. Puisque Ian est resté, selon lui, fidèle à son rôle de détenu, il aura ce jour-là la possibilité de voler la cagnotte.
Le quatre-vingt-onzième jour est le trentième anniversaire de Ian, et Lenny lui a préparé une surprise. Ian n'en revient pas de passer cet anniversaire en prison, mais dit qu'au moins son compagnon de cellule est sympa. Ils tournent en rond. C'est Lenny qui propose à Ian, qui a toujours accès à la bibliothèque, de tout ramener dans la cellule. Ian rapporte l'ordinateur, puis un canapé pour s'installer devant. Ils prolongent aussi leur temps dehors. Ian dit que Lenny « bascule du côté obscur » et que c'est lui qui l'a encouragé à enfreindre les règles. Jimmy explique qu'il les aurait normalement punis mais qu'il a préféré attendre le quatre-vingt-dix-neuvième jour. Il trouve cocasse que la seule chose qui ait rapproché un policier et un détenu dans cette vidéo soit le vol. Lenny dit être content d'avoir vécu l'expérience en tant que policier, parce qu'elle lui a permis de comprendre ce qu'on ressent de l'autre côté, entre quatre murs, et assure ne rien regretter.
Jour 99 : le bouton rouge
Jimmy les place pour 24 heures dans deux cellules d'isolement séparées, chacune équipée d'un bouton rouge. Celui qui appuie avant la fin quitte immédiatement sa cellule avec la totalité de la cagnotte, soit 480 000 dollars, et prend au passage la part de son codétenu. L'autre ne l'apprendra qu'à la fin du chrono. Les deux hommes affirment encore qu'ils resteront amis dehors, mais Jimmy sème le doute chez chacun. Il demande à Lenny si Ian, qui a volé des livres et des films, n'en serait pas capable, et s'il ne vaudrait pas mieux appuyer avant lui. Il dit à Ian qu'il pense que Lenny le fera et qu'à sa place, il appuierait le premier.
L'épreuve est plus lourde pour Ian. C'est sa deuxième fois à l'isolement et il dit avoir beaucoup de mal dans les espaces étroits et confinés. Le chrono l'angoisse au point qu'il le couvre d'un sac-poubelle. Il fait aussi le calcul à voix haute : ces 480 000 dollars lui permettraient de rembourser d'un coup la dette de 500 000 dollars qu'il avait à sa sortie de prison et de régler les problèmes de son passé. Il se demande s'il trahira Lenny et dit qu'il n'aura peut-être pas le choix. Plus il y pense, plus il estime mériter davantage cet argent : son séjour a été plus dur que celui de Lenny, il n'a eu aucune visite, n'a pas vu sa famille et a passé deux fois plus de temps à l'isolement, ce qu'il juge injuste.
Lenny imagine lui aussi ce que l'argent permettrait : financer les études de ses enfants, acheter une nouvelle voiture et une nouvelle maison. Il dit que si Ian partait, cela lui briserait le cœur. S'il ne tient pas ces dernières 24 heures, ajoute-t-il, ce sera la preuve que son comportement de détenu n'a pas changé. Il évoque aussi « beaucoup trop de coups bas » avant d'aller se coucher.
Le dénouement
À la fin du chrono, des rideaux noirs masquent chaque partie de la prison. Si les deux sont encore derrière, ils se partagent la cagnotte à parts égales. S'il n'en reste qu'un, celui-là aura passé 100 jours derrière les barreaux pour rien. Les rideaux tombent : les deux hommes sont là, aucun n'a appuyé. Chacun repart avec 240 000 dollars, « un peu moins » pour l'un d'eux qui a fait tomber quelques billets, et leurs familles sont venues fêter leur libération. Jimmy conclut en espérant qu'ils ne retourneront plus jamais en prison.
J'ai construit cette prison de sécurité maximale. Et si ce flic et ce criminel survivent ensemble pendant 100 jours, je leur donnerai 500 000 $.
Salut. Ravi de te rencontrer. Moi aussi, Lenny. Ian. On vous retire les menottes ? Ce serait génial. Et voilà, c'est réglé.
À tout moment, si vous décidez de partir avant la fin des 100 jours, alors vous repartirez tous les deux les mains vides.
Est-ce que vous avez déjà vu 500 000 $ ? Non, jamais. Je devais 500 000 $ à ma sortie de prison. Ça compte ou pas ?
T'as été flic combien de temps ? Pendant 17 ans. Combien de temps t'as été un… ? Criminel ? J'ai fait trois ans dans une prison fédérale.
Et comment étaient ces trucs là-bas ? Ces matelas sont plus épais et il y a un oreiller ici. Quoi ? T'avais pas d'oreiller en prison ? Non, ils t'en donnent pas.
Mis à part l'oreiller, cette prison est une réplique à l'échelle un sur un de ce qu'est une vraie prison. Ce sont même les vraies toilettes de prison.
On vous donnera à manger trois fois par jour. On éteindra les lumières à la même heure tous les soirs et on vous réveillera chaque matin. Bonne chance.
Ça ressemble vraiment à une prison. Les tabourets sont froids. Ils sont inconfortables. Ils sont froids et durs.
Comme d'habitude, on a plein de caméras qui surveillent tout ce qui se passe. Ils écoutent tout ce qu'on dit, donc le moindre truc, ça va leur donner des idées.
Aujourd'hui, c'était la première fois qu'ils se voyaient. On l'ignorait encore, mais au cours de cette vidéo, Ian et Lenny sont vite devenus des ennemis.
Il va y avoir du vol. Je suis maintenant condamné pour trafic. Des disputes. Alors parce que je suis pas religieux, ça pose un problème ? J'ai pas dit ça. Il faut appeler une ambulance. Et même de la trahison. Toi, t'es Lenny la Balance. Alors ça, c'est violent.
Est-ce qu'ils survivront 100 jours ensemble ? Ou l'un d'eux arnaquera-t-il l'autre ? Tout ce que je veux, c'est rentrer avec tout le fric. Si je dois étrangler un flic pour ça, qu'il en soit ainsi.
Je prends le lit d'en bas. Non, c'est moi qui le prends. Si tu veux, vieux, en prison, c'est le respect des aînés qui prime. C'est lui qui a le droit de choisir en premier. Et si jamais il ronfle la nuit ? C'est le cas.
Bonne nuit. On n'est pas prévenu ? Allez, bonne nuit, le délinquant.
Bonjour. Non, c'est trop tôt. Cet imbécile de flic a ronflé toute la nuit. Tes ronflements m'ont empêché de dormir. C'est vrai ? Ouais.
À en juger par le ciel, je dirais qu'il est 6 ou 7 h du matin. C'est la première nuit. Jimmy, je dois dire qu'on se sent vraiment en prison.
La question à se poser est : pourquoi tu as été enfermé ? Pour fraude et blanchiment d'argent. J'ai commencé à mentir, à emprunter de l'argent à une personne pour en payer une autre et j'ai perdu l'argent de tout le monde au final. Mais le problème, c'est que j'ai menti sur les pertes. Je me suis retrouvé avec une dette de 500 000 dollars.
Et le hasard fait bien les choses. C'est la somme d'argent qu'ils peuvent gagner dans cette vidéo.
C'est l'heure du repas. Les gars, notre premier repas en prison. Il a l'air meilleur que la prison d'ailleurs.
Ian, le criminel, a l'air de se sentir comme à la maison. En fait, c'est plutôt confortable ici. Tandis que le flic Lenny a du mal à s'adapter à la vie en prison.
J'ai enfermé pas mal de monde dans ma vie, alors ça fait bizarre de finir comme eux. Qu'on me dise à quelle heure je vais me coucher, à quelle heure je vais me réveiller et manger, c'est vraiment un truc avec lequel j'ai du mal.
Bonjour. La relation de Lenny et Ian a vraiment connu des débuts difficiles.
Je crois que je dormirais par terre à cause des ronflements. Ça me gonfle, mec. J'ai officiellement changé mon lit de place. J'espère que ça empêchera monsieur Lenny de ronfler.
Malgré des tensions entre eux et le manque de sommeil de Ian, le flic et le criminel ont dû trouver une solution pour tromper leur ennui. Ils ont bossé ensemble pour faire un panier de basket avec leur cadre de lit. C'est une idée géniale. Et aussi une barre de traction.
Je n'étais pas sportif lors de mon premier séjour en prison, alors je me rattrape sur le deuxième. Vas-y.
C'était clair. Il leur fallait du matériel d'entraînement. J'essaie d'avoir un corps de plage, pas de prison. Comme d'habitude, j'avais quelque chose pour les aider pour leur dixième jour.
Officier Beast, prêt à l'action. Officier Beast, au rapport. Allons voir nos prisonniers. Ça va, les gars ? Monsieur le directeur ? Je vois que vous avez démantelé ce lit.
En fait, je vis avec Ronflex, ici présent. Ronflex ? Quoi ? Tu ronfles ? Il paraît, mais j'y crois pas.
À votre avis, quelle est l'offre du 10ᵉ jour ? Un chef cuistot. Un bouquin. Une bibliothèque. Et si c'était rien de tout ça ? Venez avec moi.
Cette porte verrouillée mène à la première des zones interdites que je révélerai tout au long de cette vidéo. Gardien, ouvrez la porte. Aile est déverrouillée. Allez-y.
Bienvenue dans la cour de la prison. Ici, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour rester en forme pendant les 90 jours restants. Ouais, c'est parti. Pendant une heure par jour, vous aurez accès à une barre de traction et à un panier de basket. Alors, profitez-en.
Le temps passerait beaucoup plus vite. C'est bon de revoir la lumière du jour.
Êtes-vous prêts à entendre l'offre ? Absolument. Allez, entrez. Déverrouillez la salle d'interrogatoire. Zone déverrouillée. Je t'en prie, entre. Installe-toi. OK.
Maintenant que vous êtes dans des pièces séparées sans possibilité de communiquer, l'offre du dixième jour est : s'ils veulent profiter de l'espace récréatif, ça leur coûtera 50 000 $ de leur cagnotte. S'ils l'acceptent tous les deux, il est à eux pour 50 000 $. Mais là où ça devient intéressant, c'est que si l'un l'accepte et pas l'autre, ça leur coûtera quand même 50 000 $ de leur cagnotte. Mais seul l'un d'entre eux en profitera jusqu'à la fin de la vidéo.
Ça, je l'avais pas vu venir. Ils ont eu 10 jours en prison pour apprendre à se connaître, mais peuvent-ils prédire ce que l'autre décidera ? La vache ! C'est une décision qui bouleversera les 90 jours à venir.
J'en ai marre d'être un mauvais gars dans la vie.
Tu sais ce qu'un gars bien ferait, mais être un bon gars pendant 90 jours, c'est un peu nul. Je vais pleurer.
Ils ont pris tous les deux leur décision. Chacun ignore le choix de l'autre.
Tu veux te lancer ? Alors moi, j'ai dit oui. Je ne lui ai pas dit ce que tu as choisi.
J'ai dit oui. Ouais ! Ils sont contents.
Ma vision de l'argent a drastiquement changé. Je suis prêt à en dépenser pour mieux vivre et améliorer cette période difficile. Qui sait ? Si on néglige ce genre de choses qui peuvent nous aider, on pourrait bien ne pas tenir jusqu'au bout. Alors un peu d'argent, c'est mieux que rien. C'est comme ça que je vois les choses.
Bonjour. Bonjour.
C'est dingue de voir qu'une heure récréative par jour leur donnait l'impression de pouvoir passer 100 jours ici.
Ça, c'est la liberté, mon pote. Ça les valait, ces 50 000 $. 50 000 $ bien investis.
Pendant les jours qui ont suivi, ils ont largement profité des avantages que la cour leur offrait.
On aura l'air de sauvages en sortant d'ici.
La cour de récréation semblait leur permettre de se tolérer suffisamment pour survivre. Mais dans ce défi, il y avait des choses qu'ils n'ont pas très bien gérées. Parce que j'ai construit cet endroit pour qu'il ressemble à une vraie prison. Et on sait tous qu'en prison, la nourriture n'est pas si bonne.
Ça, c'est la version du pain de viande du directeur, Jimmy. C'est un burger gelé, probablement décongelé avec un peu de sauce dessus. Cette bouffe est vraiment à gerber.
Je savais pas que les gens que j'ai arrêtés mangeaient ça. Je ne sais pas combien de temps je pourrais manger ça, moi. Je la donnerais même pas à mon pire ennemi. Sérieux.
C'est pour ça qu'au 20e jour, j'avais exactement ce qu'il leur fallait.
Est-ce que vous êtes prêts pour l'offre du 20e jour ? Ouais. Allez.
L'un de vous va devoir prendre la décision pour les deux. Lequel de vous va prendre la décision qui vous affectera jusqu'à la fin ?
Je vais te laisser choisir. OK. Sérieux ? Tu lui fais confiance à ce point ? Évidemment. On a beaucoup parlé. On a pas mal discuté. OK, c'est parti.
Cuisine déverrouillée. Je t'en prie. Il y a une cuisine ici.
Dans cette cuisine, il y a tous les ingrédients ainsi que l'équipement nécessaire pour préparer des repas sains et délicieux jusqu'à la fin de leur séjour en prison.
Ils peuvent continuer à manger la cantine de la prison qui ne leur plaît pas ou choisir cette cuisine pour manger ce que vous voulez au petit déjeuner, le déjeuner et le dîner tous les jours. En contrepartie, il faut renoncer à la cour de récré.
Tu sais c'est quoi l'offre ? Échanger la cour de récré contre une cuisine.
Moi, perso, je préfère la cuisine. On peut s'amuser à cuisiner toute la journée, faire des créations. Il y a de la viande ? Si on a de la viande, tu rigoles ou quoi ?
On a des steaks hachés, des hot dogs, tout ce que tu veux. D'accord, je vois.
Et voilà le truc. Tu décides pas que pour toi. À ton avis, que voudrait Ian ? Franchement, j'ai aucune idée de ce qu'il voudrait. Je te laisse une minute pour te décider.
Ian, j'ai laissé le choix à ton colocataire, échanger ou non la cour de récré contre une cuisine entièrement équipée.
Je sais déjà ce qu'il a choisi, la cour de récré. Ouais, il a même pas réfléchi à mon offre.
Non, mais sérieux, les gars, tous les jours, vous vous plaignez de la cuisine. Je pensais que vous la prendriez.
C'était plus facile que je le croyais. Trentième jour, je vais vous compliquer un peu la tâche. Comme tu veux.
Salut, monsieur le directeur. On abandonne cette cour pour rien au monde. Une autre journée au paradis.
Ça fait 24 heures que mon copain et moi avons pris la décision de renoncer à la cuisine. Et on ne le regrette pas du tout. Non. On est trop contents de ne pas être enfermés toute la journée.
J'ai hâte de voir la réaction de ma femme. Elle va me dire : « Te connaissant, tu as forcément profité du terrain de basket. Tu as dû passer tout ton temps dehors. »
Même s'ils étaient contents de leur réussite dans ce défi, ils commençaient aussi à penser à ce qui leur manquait hors des murs de la prison.
Ce que je ne dois pas oublier, c'est pourquoi je suis là et quel est mon objectif. Gagner cet argent pour ma famille est mon but ultime. Avec ma femme, on a une jolie famille. Je ne peux pas laisser tomber parce que tout le monde dépend de moi.
Ça doit être sympa d'avoir une femme et des gosses.
Moi, ça fait un an que je n'ai pas vu ma famille. Je n'ai vu mon père que deux jours cette année.
C'est tout ? Je n'ai pas vu mon frère ni ma mère depuis un an. Non, c'est vrai ? Ouais, c'est la triste réalité.
Avec une seule heure récréative par jour...
J'ai hâte d'aller m'amuser.
Ils ont commencé à ne plus tenir en place et inventer des moyens créatifs de tuer le temps avant le prochain défi.
Dodge ball, catch up ! Planque-toi, le flic.
Il faut appeler une ambulance. J'ai besoin d'un garrot. Est-ce que je vais perdre ma jambe ? Je peux plus respirer.
Ça fait maintenant 30 jours que nos détenus sont enfermés. Allons les voir. Ça va, les gars ?
Salut, monsieur le directeur. Ça fait un mois que vous êtes là. Comment ça s'est passé ? Plutôt pas mal. Venez à l'intérieur, les mecs.
Il y a une nouvelle zone de la prison qu'on va déverrouiller maintenant. Ouvrez la porte de la bibliothèque. Tu rigoles, là ? Bibliothèque déverrouillée.
Attends, t'es sérieux ? Absolument. Il y a littéralement des centaines de bouquins ici. Il y a des magazines. Hop, hop, hop.
Voilà le défi. L'accès à cette bibliothèque est complètement libre, mais seulement pour l'un de vous. Pendant les 70 jours restants, l'un de vous pourra venir lire une heure ici et l'autre n'aura rien.
Pendant une heure tous les jours ? Et on ne peut pas les sortir ? On ne peut pas sortir les livres, c'est strictement interdit.
Dis-nous, il y a quoi d'autre dedans ? Allons faire un tour. Il y a plein de bouquins ici. Il y a même la Bible.
Regardez, ça, ça va m'aider à tenir le coup. C'est le seul livre dont j'ai besoin.
Et l'ordinateur, il sert à quoi ? Il faut que tu le remettes à sa place. Il a essayé de voler un livre.
Avec cette machine, vous pourrez jouer à Tetris et au Démineur. Et il y a encore d'autres livres là.
Et il y a encore d'autres livres là. La vache, c'est trop dur. C'est irrespectueux.
Je vais vous demander de sortir. Je vais vous laisser quelques heures pour négocier entre vous. Et bonne chance. Merci Jimmy.
Ça me plaît pas du tout. Les gars, ça vous plaît tant que ça de lire ? Tu parles. Tu as déjà été en prison ? Non, c'est vrai. On meurt à petit feu ici.
Je reviendrai dans deux heures pour connaître votre décision.
L'un de nous doit toujours souffrir dans la prison de MrBeast. Va falloir qu'on en discute comme pour le reste. J'espère que ça finira pas en prise de tête.
Après mon départ, Lenny et Ian se sont en quelque sorte évités.
C'est trop nul.
Torturé par mon offre.
Elle est littéralement à portée de main ? Je n'ai pas besoin de tous les livres, juste d'un seul.
On doit trouver une solution. On ne peut pas rester comme ça. De toute évidence, cette bibliothèque est là pour nous monter l'un contre l'autre.
Alors, tu en penses quoi ? C'est toi le philosophe. Je crois qu'on a besoin d'une bibliothèque. Et là, c'est gratuit. On ne peut pas la laisser passer. La question est : qui va la garder ?
Là, je suis en train de mettre des paniers et... Je dois dire que je suis plutôt content des choix qu'on a faits.
La balle est dans ton camp parce que tu l'as laissée dans mon camp les deux dernières fois. Pardon ? Tu essaies de me tuer ou quoi ?
Ça semblait juste de confier la décision de la bibliothèque à Ian, mais Lenny restait obsédé par une pensée.
Je devrais avoir ma Bible.
En toute honnêteté, qu'est-ce qui te fait croire que tu mérites cette bibliothèque plus que moi ?
En fait, j'ai besoin de ça pour m'aider à tenir les 100 jours, tu vois ? Tu cherches peut-être à te défiler de quelque chose ? Je ne sais pas.
Et toi, pourquoi tu penses que tu mérites cette bibliothèque ? La Bible est la seule chose qui m'aiderait à tenir 70 jours. Ce n'est pas pour m'amuser.
Alors, parce que je suis pas religieux, ça pose un problème ? J'ai pas dit ça. J'ai juste l'impression que tu changes d'avis selon le sens du vent en ce moment.
Alors, vaut mieux refuser la bibliothèque. Si c'est ce que tu veux, mon frère, très bien. Ça m'est égal, mec. Ça commence vraiment à me faire douter.
Franchement, toute cette affaire devient ridicule. Dommage que t'aies pas de livre pour te distraire. Je crois qu'on est prêts à voir le directeur maintenant.
Apparemment, le flic et le criminel étaient revenus à la case départ, mais de toute façon, leur temps était écoulé.
Bon, très bien, je suis prêt à entendre votre décision. C'est toi ou c'est toi qui pourras profiter de cette bibliothèque pendant les 70 jours à venir.
Jimmy, le truc, c'est que... Je crois que c'est moi qui vais en profiter. C'est vrai ? Ouais.
Tu la lui laisses ? J'avoue que je m'inquiétais. Ça a été deux heures très difficiles. Pourquoi ce choix ?
C'est à cause de la cour de récré. Alors moi, j'ai dit oui. Il n'avait pas hésité. Il était prêt à perdre 25 000 dollars. C'est la seule chose qu'il voulait alors. Je devais lui rendre justice.
T'as de la chance. C'est un gars bien, un bon flic. Je m'attendais pas à ça d'un flic. J'avais tort.
Non, c'était pas nécessaire. Il vient de t'offrir une bibliothèque.
Bibliothèque déverrouillée.
C'était le premier jour où Ian avait accès à la bibliothèque. Il a tout de suite fait en sorte que Lenny ne se sente pas laissé à l'écart.
Je crois que c'est ça qu'il cherche. Je sais que la Bible est importante pour Lenny. Alors, j'écris des versets que je pourrais lire avec lui.
Merci, c'est super sympa. Je dois passer par toi. C'est de la lecture par procuration, en fait. Le fait qu'il partage avec moi, ça prouve que c'est un bon codétenu.
Mais pas plus tard que le lendemain matin, Ian a commencé à tester les limites des règles.
J'ai trouvé un tableau qu'on peut accrocher quelque part. Je sais qu'on ne peut pas faire sortir de bouquin, mais si je ne sors que des pages, ça devrait le faire. C'est cool, ça.
Et pendant les jours suivants, Ian n'était plus le seul à s'amuser.
On a un vrai musée.
La prison a commencé à changer de tête.
On va rendre cette prison agréable.
Et même si tous ces gestes étaient filmés en direct, Ian a fait ressortir le criminel qui dormait en lui.
Il n'y avait pas moyen que je le laisse à galérer comme ça, avec rien à faire et rien à lire, alors que je m'amusais de mon côté.
Il est superbe, ce livre. C'est tout ce dont j'ai besoin.
Ils ont continué comme si de rien n'était.
J'apprécie la came. Mon nouveau nom, c'est Vic le passeur, le détenu trafiquant de bouquins.
J'ai planqué des livres absolument partout. Dans les toilettes, mate ça, il y en a là-dedans. Je vais continuer à faire sortir le plus de bouquins possible et les cacher partout.
On est au 40e jour. Comment ça va les gars ? On a une surprise, mais seulement pour un à la fois. Donc, il faut que vous décidiez qui y va en premier.
Pierre, feuille, ciseaux, go ! Il m'a eu. Allez, vas-y.
Magasin déverrouillé. On a ouvert notre propre magasin. Il va falloir prendre une décision.
On a écumé toutes les conversations de nos détenus et on a rempli le magasin d'objets dont ils avaient envie. Ça va de cette boîte mystère qui pourrait contenir n'importe quoi à cette petite balle antistress qui ne coûte qu'un dollar dehors. Mais dans cette prison... Tous les objets coûtent le même prix. 10 000 dollars chacun.
Une balle antistress à 10 000 dollars ?!
Évidemment, ils ne pourront dépenser que l'argent de leur cagnotte.
Maintenant, il faut choisir ? Ouais. Je crois que je vais prendre la boîte mystère. Pour 10 000 $, merci pour votre achat.
Lenny était satisfait rien qu'avec sa boîte mystère, mais les tendances dépensières de Ian avaient refait surface.
C'est stylé, ça. Si je dépense trop d'argent, Lenny ne va pas être content. J'avoue que je suis un peu stressé. Ça, ça va être mon premier achat de la journée.
Au moins, il sait exactement ce qu'il veut. Moi, je ne sais pas ce qu'il y a dans cette boîte.
Ça, c'est un bon deal pour 10 000 $. Ne prends pas trop de trucs, Ian. Je vais prendre la mélatonine et la tondeuse.
On va bien se marrer, mon pote. Tu as dépensé combien ? 30 000 $, mais on a des Feastables. Je suis vraiment hyper content, là.
Je nous ai pris une tondeuse, je t'ai pris un masque pour dormir.
Si j'en avais vraiment besoin, je pense que j'aurais fini par les acheter moi-même.
Je suis allé en prison parce que je dépensais trop d'argent. Je pouvais pas résister. Je voyais des dollars partout autour de moi.
Tu veux ouvrir la boîte mystère ?
20 000 dollars. Regardez, il gagne de l'argent.
Je pense qu'on a assez de trucs pour s'occuper. Il n'y a pas besoin de dépenser plus d'argent.
Maintenant que nos gars ont eu les objets qu'ils voulaient, c'était plus facile pour eux de passer le temps. Ils ont créé des œuvres d'art avec des crayons à 10 000 $.
C'est un de mes premiers dessins en couleur à accrocher au mur.
Ils ont eu des Feastables, le meilleur chocolat du monde.
J'ai trop hâte de goûter. C'est vraiment bon, ça. C'est devenu mon préféré.
Vous le savez déjà tous, Feastables, c'est le chocolat ultime. Et on vient de lancer notre nouveau goût à la noisette onctueuse. D'habitude, dans les cups, il y a du beurre de cacahouètes comme dans ceux-là. Mais en testant des prototypes, j'ai goûté la ganache chocolat, crème et noisette. C'était une dinguerie. Alors on l'a lancée et le nouveau goût plaît à tout le monde. C'est dispo dans ces magasins. Allez goûter.
Ensuite, ils ont fait des avions avec le papier à 10 000 dollars.
Je suis coincé avec ce type. Je meurs d'ennui.
Personne t'a diagnostiqué TDAH ?
Et Lenny a pu faire la coupe la plus chère de sa vie à Ian.
Maintenant, les matons vont enfin me respecter.
En fin de compte, Lenny a fini par apprécier les achats de Ian.
Je vais être honnête. Les bouchons de cire et la mélatonine, c'est vraiment génial. Ça m'aide réellement à mieux me reposer. Franchement, merci.
Je t'en prie, mon pote.
Mais il voulait toujours quelque chose qu'il ne pouvait pas acheter.
Demain, c'est le 50ᵉ jour, le jour de l'épreuve. Je veux voir ma famille ou passer un coup de fil. Le plus dur, c'est d'être aussi loin de ma famille.
Tu lâcherais de l'argent pour un appel ?
Oui, je prendrai direct.
Alors, j'avais une super proposition pour le 50ᵉ jour.
Les gars, c'est le 50ᵉ jour. Avant que j'annonce l'offre du jour, j'ai un truc à vous montrer.
Fais voir.
Ça, c'est toi en train de cacher des bouquins dans ton pantalon. Au bout d'un moment, tu en avais tellement plus rien à faire que tu as fini par balancer les livres dehors. Ce n'est pas fini. Au bout d'un moment, tu sortais juste avec les bouquins.
Le 50ᵉ jour est une étape importante. Vos familles sont en train d'attendre dehors dans le fourgon. On avait prévu une petite fête. On allait faire venir vos deux familles sans contrepartie, mais vous avez enfreint les règles. Donc, un seul d'entre vous aura le droit de voir sa famille aujourd'hui. Ce sera la seule opportunité que vous aurez de voir vos familles jusqu'à la fin des 100 jours d'épreuve.
Ça, c'est un coup bas, monsieur le directeur. Le seul truc qui a jamais changé chez moi, c'est mon envie de revoir ma famille.
Alors, ce sera qui ?
Mon pote va voir sa famille aujourd'hui. Tu es sûr ?
C'est sympa, merci. Comment tu te sens ?
J'apprécie vraiment qu'il me rende la pareille après que je l'ai aidé. Je crois que c'est moi qui vais en profiter. Et puis, c'est aussi un peu de sa faute si on a été puni.
T'es en train d'aider les flics maintenant ?
Tu plaisantes ? Saisis-moi tout ce bazar. Il y a tellement de trucs.
Et une dernière chose. Ta famille peut rester autant que tu veux, mais il restera en isolement tout du long.
D'accord. Ça, c'est violent.
Chandler, emmène-le à l'isolement.
Je suis content, mais en même temps, je me sens super mal.
Il ne fallait pas faire sortir les bouquins.
Je ne vais pas m'arrêter de sitôt, mon gars.
C'est bien ce que dirait un criminel. Ferme la porte.
À plus. Non.
Alors ça, c'est vraiment violent. Allez, venez. Lenny vous attend à l'intérieur.
Salut papa. Salut papa. Lenny. Allez le voir.
C'est papa. C'est vraiment trop mignon. C'est papa, tu as vu ?
Tu me manques tellement. Mon cœur.
Ça vous fait quoi de voir votre papa en orange et pas en bleu ?
Ça fait bizarre. Il porte jamais ça.
Ta famille peut rester aussi longtemps que tu veux, mais pendant ce temps, ton partenaire restera en isolement. Amusez-vous bien.
Merci. Et on saute.
Papa t'a manqué, ma puce ? Je t'ai manqué.
Je suis super heureux d'avoir ma famille avec moi. Ils peuvent rester aussi longtemps que je veux. Ça me fait vraiment du bien de les voir. C'est incroyable. Ça va me motiver à continuer jusqu'au 100ᵉ jour. J'aimerais que toute ma famille soit fière de moi et pas seulement ceux qui nous regardent.
On compte tous sur toi.
Ouais, t'en fais pas.
J'entends Lenny et sa famille là dehors qui s'amusent. Et moi, je suis coincé ici, enfermé comme un chien. Chaque minute que je passe ici me sort de mes gonds d'avoir choisi de m'infliger l'isolement. J'ai un syndrome post-traumatique. Ça craint.
Ian a eu plein de temps pour réfléchir. Mais alors que les heures passaient pendant que Lenny s'amusait avec sa famille, Ian s'énervait de plus en plus.
Ian, votre temps est écoulé.
Tu sais quoi ? J'ai trouvé un nouveau surnom pendant que j'étais là-dedans.
Ouais ? C'est quoi ?
Toi, t'es Lenny la Balance.
C'est aussi un peu de sa faute si on a été puni.
Tu m'as dénoncé et tu leur as donné ma cachette de bouquins. Mate ça, j'ai plus un seul livre.
OK, c'est toi qui fais la loi maintenant.
Je suis un peu vénère, mec. J'étais enfermé. T'as fait un bon repas et tu sais ce que j'ai eu, moi ? Rien du tout.
C'est toi qui t'es porté volontaire. Pourquoi tu te plains ?
Tu m'as poignardé dans le dos en disant que c'était de ma faute.
Ils avaient tout filmé.
Tout ce que je dis, c'est que t'aurais pu me soutenir un peu. Tu m'as vendu direct.
Arrête un peu, je t'ai pas vendu.
Ils savaient pas que j'en avais sous le lit.
Mec, ils avaient des preuves vidéo. De quoi est-ce que tu parles ? Ils ont des vidéos de tout ce que t'as fait.
Ils savaient pas du tout pour ceux sous le lit.
T'as envie d'entendre mon point de vue ou tu veux juste exprimer ce que tu ressens ?
Je veux juste te dire que j'ai vraiment pris sur moi.
Tout ce que tu fais, c'est te plaindre.
Je te conseille de baisser d'un ton avec moi. Ok. Tu as pris ta décision, j'ai pris les miennes. C'est comme ça et c'est tout ? Ouais, c'est comme ça. Tu m'as vendu.
Ian a vraiment le moral dans les chaussettes aujourd'hui. J'ai pu passer du temps avec ma famille, mais pas Ian. À cause de ça, l'atmosphère est vraiment tendue. Il ne voulait pas jouer aux échecs, il ne voulait pas jouer au basket.
On se parle beaucoup moins maintenant, Lenny et moi. Il a ses habitudes et j'ai les miennes. Et on ne fait plus grand-chose tous les deux, c'est tout.
Même s'ils étaient en froid, Lenny ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour son ami.
Ça va, mon pote ? Non, ça ne va pas fort. Qu'est-ce que tu as ? Je veux rentrer chez moi. J'en ai marre.
Même s'il avait réussi à atteindre la moitié du challenge, Ian était prêt à abandonner et à rentrer.
La vache ! J'ai hâte de m'en aller. Tout ce que je veux, c'est rentrer. J'en ai vraiment marre.
Lenny allait devoir trouver un moyen de raviver la flamme de leur amitié parce qu'il pouvait partir à n'importe quel moment. Et si Ian rentrait chez lui, ils perdraient tous les deux.
Messieurs ! Bonjour Jimmy. Bonjour. J'ai une bonne nouvelle pour vous. L'offre qu'on va vous faire pour ce 60ᵉ jour va vous aider à vous réconcilier. Chandler, tu peux venir ? Ok, ça arrive.
Une télévision. Regardez-moi ça. Je sais que c'est une vieille télé, mais vu que vous êtes en prison, c'est tout ce qu'il y a. On a prévu des films que vous pouvez regarder pendant les 40 prochains jours.
C'est quoi ces vieux films ? Vous êtes nés dans les années 50 ? Vous voulez pas regarder de films ? Ces jeux de plateau sont inclus ? Bien sûr, vous pourrez y avoir accès seulement une heure par jour. Et tout ça ne vous coûtera que 30 000 dollars.
Je crois qu'il devient dingue. En vrai, c'est un peu tentant. Ok. Une heure par jour ? C'est ça, oui. Ça vous fera 40 heures de fun.
Jimmy, c'est même pas assez pour regarder un film. Vous regardez une heure de film, on vous enlève la télé et le lendemain, vous regardez le reste du film.
Je suis pas un super fan des films qu'on nous propose. C'est vraiment pas ouf comme offre. Pour moi, c'est non. Non ? Non.
Je pensais que vous étiez morts d'ennui, mais pas de problème. Chandler, vire-moi ça. Chandler, attends. Fouille Ian. Moi, j'ai rien fait. Fouille-le. C'est pas vrai. Dans ton caleçon ? Il veut qu'on lui fasse confiance après le vol de la dernière fois. Rangez tout avant qu'il vole autre chose. Bye bye la télé. Et bye bye la cassette de Titanic.
Ian n'était pas du tout satisfait de notre offre. Et Lenny commençait à s'inquiéter que Ian choisisse de partir.
J'ai l'impression de me faire martyriser, et ça tous les 10 jours. Je vois pas ma famille, j'ai même pas droit à un appel. Je suis vraiment pas bien. Je me rends compte que je commence doucement à perdre toute ma patience.
Ça commence vraiment à être un problème. Il faut toujours qu'il se plaigne, ce gars.
J'ai l'impression de m'être fait renverser par un bus. Je n'ai plus aucune envie d'être ici.
Là, je commence à avoir peur qu'il parte. Je veux rentrer. Tiens, c'est nouveau ça, non ?
Je ne vais pas arrêter de penser à la crasse qu'il m'a faite. Il m'a vraiment pourri l'épreuve précédente. Je me suis fait pourrir. Pourrir. Pourrir. Pourrir. J'aimerais tellement qu'il arrête de parler.
Vu que j'avais une offre incroyable prévue pour le 80ᵉ jour, je ne leur ai rien proposé au 70ᵉ jour. Ils devaient se débrouiller tout seuls pour se réconcilier.
Quand tu es là, au cœur du défi, c'est vraiment très dur à vivre. C'est déprimant et maussade. Le seul truc que tu peux faire pendant des semaines, c'est lire, faire du sport, jouer aux échecs. C'est très dur psychologiquement. Je veux seulement rentrer chez moi.
Tu t'es levé du pied gauche ?
Ian est en train de craquer. Il a envie de rentrer chez lui. Ça va être compliqué. Il faut que j'arrive à le garder ici.
Vu que les deux participants étaient tous les deux libres de partir n'importe quand, Lenny avait peur que Ian parte avant la fin du défi et leur fasse perdre tout l'argent qu'ils avaient gagné.
Il est quelle heure ? L'heure de t'acheter une montre. Je voulais te proposer une partie d'échecs, mais je repasserai plus tard. Ok, Léonard. Plus connu sous le nom de Lenny la Balance.
Si tu t'es fait avoir, c'est uniquement ta faute. Et il se marre tout seul. On a une balance avec nous dans cette prison. C'est toi le criminel, pas moi.
Ian allait clairement pas tout lui pardonner aussi facilement.
Il y avait qu'une seule opportunité de voir chacun notre famille et c'est Lenny qui l'a eue.
Lenny voulait à tout prix continuer l'épreuve. Il savait très bien qu'il allait devoir remonter le moral de Ian.
La vie est belle. Non, c'est une vraie vie de chien.
Mais tout n'a fait qu'empirer.
Je pense pas que ça me dérangerait de sortir avant la fin. Être enfermé ici avec Ian dans cette atmosphère morose, je me sens vraiment très frustré. Si on me fait une offre pour partir avec moins d'argent, je la prendrai. Pour partir ? Ouais, je me casse de là.
À ce stade de la vidéo, alors qu'il leur restait plus que 20 jours, tout semblait indiquer qu'ils allaient craquer. Donc, j'ai eu une petite idée. L'offre que je m'apprêtais à leur faire allait être pour eux soit une occasion de se réconcilier, soit au contraire, la goutte de trop qui mettrait fin à cette vidéo.
Qu'est-ce qui nous attend ? C'est quoi ça ?
Devant eux se trouve un énorme rocher qui pèse plus de 900 kilos. À l'intérieur, on a dissimulé une clé qui leur permettra de déverrouiller une cage contenant la somme de 100 000 dollars. S'ils la veulent, ils ne disposeront que d'une seule heure par jour pendant les dix prochains jours pour réussir à fendre ce rocher et récupérer la clé.
Mais en acceptant ce défi, vous devez me remettre ces 50 000 dollars immédiatement. Et s'ils parviennent à fendre ce rocher, je leur offrirai 100 000 dollars. Si vous voulez avoir une chance de réussir, les gars, il va falloir que vous travailliez main dans la main. Je vous laisse quelques minutes pour y réfléchir.
On va devoir bosser ensemble. Je sais que t'aimes pas mettre la main à la pâte, mais va
Falloir que tu t'y mettes. Tu crois vraiment qu'on peut fendre ce truc ? Bien sûr, c'est pas la mer à boire. Il faut juste que tu... Vous devez bosser ensemble. On va y arriver. Arrête tes conneries, c'est impossible. On est clairement en train de se faire avoir. C'est largement faisable.
Alors, les gars, vous en pensez quoi ? Vous vous sentez capables de relever ce défi ? Ça va le faire, on va y arriver. Tu crois ? Bien sûr que oui. Si c'est ce que vous voulez, alors c'est parti.
Messieurs, retirez-leur les 50 000 dollars. Prenez-en soin, OK ? On va bientôt le récupérer de toute façon. Non, c'est à nous. Fais gaffe, c'est fragile. Détenus, votre première heure commence maintenant.
Pendant la première heure, nos deux prisonniers ont martelé le bloc de roche sans relâche. Franchement pas simple. On a jeté 50 000 dollars par la fenêtre. Je déteste cet endroit. On n'a plus que 9 heures pour venir à bout de ce caillou.
Mais malgré leur très faible progression, le lendemain, ils sont sortis et se sont immédiatement mis au travail. On n'a pas de temps à perdre. Il faut vraiment qu'on se dépêche. Chaque minute compte. C'est bien ça.
Et même si ça faisait moins de deux heures qu'ils s'acharnaient sur ce rocher, Ian préférait déjà jouer les coachs en motivation plutôt que d'aider réellement Lenny. Allez, Lenny. Ouais, nickel. Continue comme ça. Vas-y, tu peux le faire, Lenny.
Et les deux jours qui suivirent, Ian se contenta d'observer son ami travailler. Lenny ! La vache ! Je n'ai pas avancé aujourd'hui. Tout ce que je sais, c'est que je suis mort. Pareil, ça m'a achevé. Il faut qu'on bosse ensemble.
Ce soir-là, je pense que Ian a senti que Lenny était déçu parce que le lendemain matin, il avait complètement changé d'attitude. Allez, donne tout. Ouais, c'est bien.
Dès que Lenny arrêtait, Ian prenait direct le relais. Vas-y, donne. Il faut qu'on chope cette clé. Ils ont uni leurs forces pour venir à bout de cet énorme rocher.
Là, on sent qu'il veut en découdre. Il faut qu'on y aille au burin. On avance vraiment bien de ce côté-là. Regardez, il y a d'énormes fissures. Ouais, tu y es presque. Il l'a éclaté. Il y a encore de l'espoir, les gars.
Pendant qu'il s'acharne sur ce rocher, je vais en profiter pour vous parler des tout nouveaux Hybrids MrBeast Lab. Ces énormes boîtes viennent tout juste d'arriver en magasin. Dedans, vous pourrez retrouver différents éléments que vous pourrez associer pour créer votre propre monstre MrBeast Lab.
On m'appelle le fendeur de pierres.
Et pour rendre tout ça encore plus stylé, on a développé une série d'animations qui sortira en octobre, dans laquelle vous trouverez tout un tas de persos que vous pourrez créer avec ces Hybrids.
Plus que 18 minutes. On n'est pas loin du but, je le sens.
Ils sont dispo dans tous les magasins de jouets. Alors, foncez collectionner les pièces les plus uniques et créez votre propre monstre que vous serez le seul à posséder. C'est super stylé, pas vrai ? Voyons voir s'ils arrivent à fendre cette pierre.
Même si nos deux amis font tout pour travailler main dans la main, une heure par jour pendant dix jours, ça représente un délai assez serré. Détenus, votre sixième heure est écoulée.
Aujourd'hui, on est plus sur une défaite que sur une victoire. On n'a pas du tout avancé. Même pas d'un poil. Il faut à tout prix qu'on arrive à trouver un moyen de récupérer cette clé pour ajouter 100 000 dollars à notre cagnotte.
Jour après jour, ils ont martelé la pierre sans relâche, mais cette dernière ne bougeait pas d'un pouce. On travaille d'arrache-pied, mais il n'y a rien à faire. Honnêtement, je ne suis pas... Il faut qu'on y arrive. Si on perd ces 50 000 dollars, je me casse.
Ian comprit que leurs forces ne suffiraient pas. Ils avaient besoin de connaissances. Il doit sûrement y avoir une réponse là-dedans. Tiens, un livre qui parle de pierres.
J'ai déchiré les pages qui nous intéressent et qui correspondent à ce qu'on essaie de faire. Apparemment, il faut qu'on utilise un levier. Tu crois que ça va marcher ? Pas mal. Vas-y, continue. Attends, je vais empiler des poids pour la soulever un peu plus. C'est mort, elle bougera pas.
Malgré leurs efforts, ils arrivaient pas à faire la moindre brèche. C'est une vraie galère, saleté de pierre. Franchement, j'en ai marre. Le rocher était trop lourd pour pouvoir le soulever.
Et alors qu'il leur restait plus que deux jours, Ian se replongea dans son livre en quête de réponse. J'ai trouvé une autre image dans le livre que je feuilletais hier. Il conseille d'utiliser un burin pile à l'endroit où la pierre est un petit peu plus fragile. Je pense qu'il faut qu'on le fasse juste là.
Tu tiens bien ? Elle est en train de casser. Regarde ça, Lenny. Il y a une énorme fissure. Toute la pierre est en train de se fendre en deux. Finalement, on va peut-être les avoir, ces 100 000 dollars. Ce serait fou. Impossible de la bouger.
Détenus, votre neuvième heure est écoulée. Bon sang. On était bien partis, mais on a manqué de temps. On a presque réussi à en venir à bout. Il nous reste plus qu'un seul jour pour y arriver.
C'est vraiment pas une mince affaire. Oui, tu l'as dit. C'est beaucoup plus dur que ce que je croyais. Je pense qu'au point où on en est, on a une chance sur deux de réussir.
Je suis prêt à y aller. Détenus, vous pouvez sortir. En tenue. C'est l'heure de tout donner. On va la fendre en deux, cette pierre, je vous le dis. Votre dernière heure commence maintenant.
Continue, allez, allez, on pousse. Il faut qu'on glisse la barre. Vas-y. C'est un sacré morceau, ce bloc de roche. Attends, je vire ce morceau-là. Mec, t'as vu ça ? Je crois bien que c'est la clé. On y est presque. Ouais, je suis sûr qu'elle est là-dedans.
Il vous reste 30 minutes. Allez, on n'a pas de temps à perdre. Ouais, ce béton, c'est la seule chose qui nous sépare des 100 000 dollars. Il vous reste 15 minutes. Il vous reste 10 minutes. Allez.
C'est pas vrai ! T'as réussi ! On a la clé, Lenny ! À nous les 100 000 dollars, mec. Viens là. Bien joué, ouais ! Ouais, ça, c'est bon, ouais !
J'ai le plaisir de vous annoncer que les 100 000 dollars sont à vous. On a réussi ! On l'a fait ! Ouais, c'est ça, un bon gars !
100 000 $ de plus dans la cagnotte. Le flic et le voyou. Ouais, le flic et le voyou, pour la vie.
Les gars, est-ce que vous êtes prêts à découvrir le défi du 90ᵉ jour ? D'accord. Ce qui vous attend aujourd'hui… C'est rien. Parce que pour le 99ᵉ jour, on vous a prévu quelque chose de beaucoup plus intense. Allez, à plus.
Qu'est-ce qu'il peut bien nous réserver ?
Depuis le début de cette vidéo, notre cher Ian est resté plus que fidèle à son rôle de détenu.
C'est fou comme le temps passe plus vite quand on vole des livres.
Et c'est pour cette raison que le 99ᵉ jour, on lui laissera la possibilité de voler la cagnotte.
Aujourd'hui, c'est déjà le 91ᵉ jour, mais c'est avant tout l'anniversaire de Ian, mon codétenu préféré.
Quand je me suis réveillé, j'ai vu que mon compagnon de cellule m'avait préparé une surprise. C'est vraiment un gars bien. Je n'arrive vraiment pas à croire que je passe mon 30ᵉ anniversaire en prison. Mais bon, au moins mon camarade de cellule est sympa.
Mais même en ayant passé 90 jours derrière les barreaux, Ian et Lenny étaient loin d'imaginer que les dix derniers jours passés ici seraient les plus difficiles de leur séjour.
On tourne un peu en rond. On essaie de trouver d'autres manières pour passer le temps. On n'a plus grand-chose à faire maintenant.
Tu as toujours accès à la bibliothèque, non ? Si je ramenais tout ici ? Ça nous occuperait un peu, pas vrai ? Ce serait hilarant que tu ramènes l'ordi ici. C'est une bonne idée, non ?
Et vous savez quoi ? Je ne leur en veux pas parce que c'est sans doute la seule prison au monde qui ne prolongera pas les peines en cas de mauvaise conduite.
Demain matin, première heure, je vais le chercher. Lancement des opérations, c'est parti. Tu es vraiment un malade. Voilà, là, on est bien. Nickel. Bien joué, mon pote. Eh oui mon gars, les affaires reprennent. On va enfin pouvoir faire autre chose.
En temps normal, je les aurais punis. Mais comme le 99ᵉ jour approchait à grands pas, j'ai préféré attendre.
Aujourd'hui, c'est ça qu'on va piquer. Ça nous fera un canap'. On pourra le mettre devant l'ordi. Oui, bonne idée. Et voilà. Désolé, monsieur le directeur, mais cette semaine, on prend notre revanche. Viens t'asseoir, mec, comme deux frères devant la console. Génial.
Pour vous dire, je trouve ça cocasse que tout au long de cette vidéo, la seule unique chose qui ait favorisé le rapprochement entre un flic et un détenu, ce soit de voler.
Lenny est en train de basculer vers le côté obscur et ça, ça me plaît. C'est même lui qui m'a encouragé à enfreindre les règles.
On va rester plus longtemps dehors aujourd'hui.
Temps écoulé. Veuillez retourner à l'intérieur.
Encore une nouvelle victoire pour les détenus. Le fauteur de trouble, c'est toi. En même temps, j'y ai pris goût. Je suis habitué maintenant.
Je suis content d'avoir pu vivre cette expérience en tant que policier. Ça m'a permis de comprendre ce que ça fait d'être de l'autre côté et ce qu'on peut ressentir quand on est entre quatre murs. Je ne regrette absolument rien.
Mais ce que nos deux prisonniers ne savent pas encore, c'est que je m'apprête à mettre à l'épreuve la relation qu'ils ont forgée au fil de ces 99 jours avec un tout dernier défi.
Ça y est, messieurs, c'est le jour J. Tiens, regardez qui voilà. Il y a 99 jours, vous étiez deux parfaits inconnus. Vous serez toujours potes à l'extérieur ? Oui, on s'entend super bien. Maintenant, reste à savoir si ce dernier défi impactera votre amitié. Ce n'est pas vrai. C'est reparti pour un tour.
Tout au long de cette vidéo, on a pu voir comment deux personnes issues de milieux complètement différents ont appris à se connaître et à s'entendre. Vous avez traversé de nombreuses épreuves ensemble, mais c'est ici et maintenant que tout va se jouer. Et c'est pour cette raison que pendant les 24 prochaines heures, j'ai décidé que vous serez tous les deux placés dans deux cellules d'isolement différentes.
Vous êtes sérieux ? Deuxième fois en isolement. Mais cette fois, j'ai rajouté un petit quelque chose qui va vous plaire.
Dans chacune de leurs cellules, j'ai installé un bouton. Si l'un d'eux appuie dessus avant la fin des 24 heures, il devra immédiatement quitter sa cellule et pourra repartir avec la totalité de la cagnotte, à savoir, 480 000 dollars, volant au passage tout l'argent de son codétenu.
C'est pas cool du tout.
Je pense pas que tu le fasses, mais la question à se poser, c'est si lui en serait capable. Tout comme il a été capable de voler les livres, les films. Et si c'est le cas, tu ne crois pas que le mieux, c'est que tu appuies avant lui ?
La première fois qu'il est allé en isolement, il l'a très mal vécu. À cause de ça, il a pas pu voir sa famille. Ça a été très dur.
Plus jamais je retourne là-dedans, même contre de l'argent.
Aujourd'hui, je t'offre 480 000 $ si tu quittes cette pièce. Je sais, oui, c'est vraiment une offre très tentante. J'imagine, oui. Je pense qu'il le fera. Oui, tu crois ? Oui, c'est sûr. J'appuierais avant lui si j'étais toi.
OK. Tu as besoin d'autre chose ? De ma liberté. Il te suffit d'appuyer là.
Messieurs, les 24 heures commencent maintenant.
Oui, et j'ai oublié. Si l'un d'eux décide d'appuyer sur le bouton et de s'en aller avec la cagnotte, l'autre détenu le saura qu'à la fin du chrono.
Aïe, aïe, aïe. Bon sang, quelle galère. Je suis pas sûr que c'est une bonne idée de laisser à un criminel la possibilité de pouvoir se barrer avec 480 000 dollars.
C'est vrai, surtout à un type qui a été condamné pour fraude. Quelle idée, c'est hyper tentant.
J'ai peur que Ian décide de pas aller jusqu'au bout. Comment je peux être sûr de pouvoir lui faire confiance, vu la somme en jeu ?
Ils ont traversé tellement d'épreuves dans cette qu'on a tendance à croire qu'ils se trahiront pas. Mais je sais ce que c'est que de passer de longues heures seuls en isolement. C'est une situation qui peut facilement vous faire voir les choses autrement. L'un des deux va appuyer.
C'est la première fois que je vais en isolement, mais c'est la deuxième fois pour Ian. Et il a horreur des espaces confinés.
J'ai beaucoup de mal à rester enfermé dans des endroits étroits et confinés comme celui-ci. C'est vraiment dur pour moi.
Je vous rappelle qu'ils sont libres de quitter cette cellule quand ils le souhaitent.
Quand ils le souhaitent. Il leur suffit juste d'appuyer sur le bouton rouge.
Je commence sérieusement à en avoir marre de ce chrono. Ça m'angoisse de voir les chiffres défiler. J'ai vu qu'il y avait des sacs-poubelles, donc je vais en mettre un par-dessus pour le cacher. De toute façon, je n'en ai pas besoin.
Mais évidemment, plus ils restaient dans ces cellules, plus ils réfléchissaient à ce qu'ils pourraient faire s'ils récupéraient la part de leur camarade.
Imaginons que j'appuie sur ce bouton rouge, juste là. Ça me permettrait de rembourser la totalité de ce que je dois en une seule fois. Je devais 500 000 $ à ma sortie de prison. Il me suffit d'appuyer pour régler les problèmes que j'ai eus par le passé.
480 000 $, c'est énorme. On peut faire beaucoup de choses avec ça. Je pourrais financer les études de mes enfants, acheter une nouvelle voiture pour ma femme et moi, une nouvelle maison et tout ça juste en appuyant ici.
Est-ce que j'appuie sur ce bouton, je récupère les 480 000 $ pour rembourser mes dettes et je trahis Lenny ? Je vais peut-être pas avoir le choix.
Et plus Ian réfléchissait à la cagnotte, plus il se disait qu'il méritait davantage cet argent.
À bien y réfléchir, j'ai l'impression que mon séjour ici a été beaucoup plus compliqué que celui de Lenny. J'ai pas eu la chance d'avoir de visite et je n'ai même pas pu voir ma famille. Comment ça se fait que je doive passer deux fois plus de temps en isolement que Lenny ? Ça n'a pas de sens. Je trouve ça injuste.
S'il décide de partir, ça me briserait le cœur. Je trouve que j'ai trimé tout autant que lui. S'il n'est pas capable de résister pendant ces dernières 24 heures, ce sera simplement la preuve que son comportement de détenu n'aura pas changé.
Il y a eu beaucoup trop de coups bas. Ce n'est pas cool. J'en ai assez, c'est bon. Bonne nuit.
Tout ce que j'espère, c'est que Ian sera là quand le chrono sera terminé.
Après avoir passé 100 jours emprisonné, tout se jouera sur les dernières 24 heures.
Si vous êtes toujours dans votre cellule, je vous invite à sortir et à me rejoindre. Je répète : si vous êtes toujours dans vos cellules, je vous invite à sortir et à me rejoindre.
Juste avant, on a installé des rideaux noirs pour masquer chacune des deux parties de la prison.
Si vous vous trouvez tous les deux derrière ce rideau, vous vous partagerez équitablement la cagnotte. Mais s'il n'y a qu'un seul détenu, ce dernier aura malheureusement passé 100 jours derrière les barreaux pour rien.
Trois, deux, un. Retirez les rideaux !
Ouais ! Ouais !
Ils se sont pas trahis. Incroyable. Ça, c'est mon gars.
Messieurs, voilà vos 240 000 dollars chacun. Un peu moins vu que t'en as fait tomber. Et pour fêter tout ça, on a fait venir vos familles.
On l'a fait !
Vous êtes libres, les gars.
Ce que j'espère, c'est qu'ils retourneront plus jamais en prison. Si c'est pas déjà fait, activez la cloche. On publie une vidéo tous les samedis. Regardez comme ils sont heureux, c'est génial. J'ai adoré tourner cette vidéo.
Et n'oubliez pas, on collecte toujours des fonds pour TeamWater. Un simple don d'un dollar peut permettre à une personne d'avoir accès à l'eau potable pendant un an.
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