Jungle, désert, Antarctique : une course de 28 heures pour offrir 100 000 dollars à sa mère

Ouvrir sur YouTube ↗
Aperçu

Trois équipes de deux sont lâchées dans trois des environnements les plus hostiles de la planète : la jungle amazonienne, un désert péruvien et l'Antarctique. Chaque groupe doit rejoindre à pied son hélicoptère de sauvetage. Les premiers arrivés remportent 100 000 dollars à offrir à leurs mamans. Le principe de la vidéo est de comparer des épreuves qui n'ont rien en commun. L'avancement de chaque équipe est mesuré en pourcentage du parcours, suivi par géolocalisation, et les participants se le communiquent régulièrement.

12 min de lecture

Jimmy et Thea forment l'équipe de la jungle. Jimmy présente Thea comme sa femme. Ils sont accompagnés d'un caméraman qui, selon eux, « fait aussi le défi ». Tareq et Nolan affrontent le désert. Darius et Alison partent en Antarctique.

0:12

Trois milieux, trois handicaps différents

Dès le départ, la vidéo insiste sur le fait que chaque groupe a ses avantages et ses inconvénients. Le désert n'offre ni ombre ni eau, et la chaleur y est écrasante. Un participant dit avoir l'impression d'être « un œuf qui est en train de frire ». Conséquence directe : chaque membre de l'équipe du désert doit transporter 15 kg d'eau de plus que les autres.

L'Amazonie est chaude et vallonnée. L'équipe de la jungle sort surtout une liste de tout ce qui peut les y tuer : serpents, araignées-bananes, jaguars, fourmis, anacondas, crues soudaines, frelons, maladies transmises par les moustiques. L'Antarctique, lui, « se passe de commentaires ». Les orteils gèlent et, dès les premières minutes, la visibilité est presque nulle.

Les premiers relevés donnent le désert à 6 %, la jungle à 4 % et l'Antarctique à 2 %. L'équipe polaire ne voit rien devant elle. Elle suit le compas de son téléphone, puis choisit d'installer le camp très tôt, faute de visibilité. Darius et Alison le présentent d'abord avec optimisme : ils seront les plus reposés. Ils reconnaissent ensuite que s'arrêter si tôt joue clairement contre eux, parce que les autres équipes continuent d'avancer pendant les heures de jour.

1:35

Premiers kilomètres en Amazonie : chaleur, ruisseaux et eau filtrée

Dans la jungle, les difficultés sont d'abord physiques. Le caméraman manque de tomber deux fois. Jimmy dit n'avoir « jamais autant transpiré » et suppose qu'il doit faire moins chaud dans le désert. Devant une petite crique, la crainte est d'avoir les chaussures trempées pour le reste du trajet. Jimmy improvise alors un passage pour que Thea traverse sans se mouiller.

Après avoir gravi des pentes très abruptes, l'équipe doit trouver un nouveau point d'eau. Elle utilise une gourde qui filtre bactéries et virus, ce qui lui permet de boire l'eau amazonienne. Au bout de plusieurs heures, le bilan est maigre : 10 % du parcours pour la jungle, 11 % pour le désert et 7 % pour l'Antarctique.

4:49

Le désert prend la tête, puis s'allège

Dans le désert, l'équipe de Tareq et Nolan avance vite malgré des sacs très lourds. L'un des deux souffre du dos, et l'autre porte un temps son sac. Ils traversent des dunes, puis un paysage qui change radicalement. Ils doivent descendre jusqu'à une plaine et contourner un immense canyon, que l'équipe décrit comme « le plus grand canyon du monde ». Ils tombent aussi sur un squelette complet. Ils se demandent s'il est humain, puis concluent d'après le crâne que ce n'est pas le cas. Au point suivant, la jungle est à 15 %, le désert à 20 % et l'Antarctique toujours à 7 %.

L'avance se réduit pourtant. La jungle rattrape le désert à un quart du parcours, puis Jimmy prend la tête pour la première fois, alors que l'équipe du désert fait une pause. Tareq et Nolan décident de changer de stratégie. Ils étaient partis avec quatre gourdes de 3,5 kg chacune et en vident une partie pour alléger leur charge. L'un d'eux reconnaît sur le moment que c'est peut-être « une grosse bêtise ».

6:09

La première nuit : camps et Starlink

Après quatre heures de marche dans la jungle, Jimmy et Thea atteignent le fleuve et décident d'y camper. Leur plan : construire un radeau le lendemain matin pour traverser. Thea relève que ce fleuve pourrait abriter des anacondas, peut-être des piranhas, voire des alligators. L'Amazonie, que l'équipe pensait la plus facile, se révèle dure.

En Antarctique, le vent glace les cheveux d'Alison au point qu'ils forment des stalactites. L'équipe dit s'être épuisée rien qu'à monter la tente. Darius reconnaît ne pas avoir imaginé une expérience aussi extrême et dit rêver d'être dans le désert.

Dans le désert, en l'absence d'arbres, l'équipe parvient à se connecter par Starlink et appelle les autres. Le point du soir donne la jungle à 40 %, le désert à environ un tiers et l'Antarctique toujours à 7 %. Darius et Alison promettent de revenir en force le lendemain. L'équipe du désert, deuxième, annonce qu'elle surveillera les autres pour s'assurer qu'ils ne mentent pas et ne repartent pas pendant la nuit.

8:29

Deuxième jour en Antarctique : le raccourci à l'aveugle

Au réveil, l'Antarctique bénéficie enfin d'une bonne visibilité, alors que la veille l'équipe « ne voyait rien à deux pas ». Darius et Alison veulent profiter du fait que les autres dorment encore. Ils repèrent un chemin qui permet de couper tout droit. Ils en mesurent le risque : ce passage pourrait leur faire combler le retard, voire prendre la tête, mais s'il est trop raide, ils pourraient perdre définitivement. Ils décident d'y aller « à l'aveugle ». Malgré le froid et la transpiration, Alison se dit contente de ce nouveau plan.

10:03

Le désert remonte un ancien océan

Dans le désert, l'équipe marche dans le lit d'une rivière asséchée. Elle y trouve une dent de requin géante. La vidéo explique que le désert péruvien était autrefois un océan peu profond, rempli d'êtres vivants. Lorsque l'équipe consulte les positions, elle constate que l'Antarctique a beaucoup progressé et se croit un moment en tête. Jimmy réagit alors : « Vous venez de nous dépasser. »

9:15

Le radeau et la traversée du fleuve

Le cœur de la journée amazonienne est la traversée du fleuve. Jimmy et Thea expliquent pourquoi ils ne nagent pas simplement : avec le poids des sacs, le courant les entraînerait, ce qui pourrait mettre leur vie en danger, et ils seraient sûrs de perdre. D'où le radeau.

Les matelas gonflables ne suffisent pas à porter leur poids. Il faut une structure, et l'équipe trouve du bambou à proximité. Jimmy rappelle qu'il a déjà construit plusieurs radeaux. La dernière fois, un expert l'avait guidé à chaque étape. Cette fois, l'équipe interroge un assistant d'IA, Gemini. Il lui donne la méthode : deux gros troncs de bambou parallèles, deux branches à l'horizontale, les matelas superposés dessus, puis attachés. Il lui explique aussi comment faire un nœud coulant. L'équipe ajoute sa propre astuce : utiliser les colliers de serrage prévus pour fixer les hamacs aux arbres afin d'attacher le bambou. Jimmy admet que le résultat n'a rien à voir avec celui de sa précédente vidéo de radeau, mais il précise qu'il n'avait pas une semaine, seulement sept heures.

Le radeau est trop petit pour trois. Thea monte dessus avec les sacs et rame, tandis que Jimmy et le caméraman nagent pour le propulser. Les débuts sont encourageants, puis le courant s'avère bien plus fort que prévu. L'équipe se retrouve au milieu du fleuve, emportée loin du point de débarquement visé. Elle a l'impression d'avoir dérivé de plus d'un kilomètre, puis de plus de trois kilomètres selon son estimation ensuite. Une berge apparaît comme la dernière chance : la manquer signifierait, selon Jimmy, « cinq heures de plus » de marche. L'équipe finit par toucher le fond et tirer le radeau à terre, les jambes épuisées. En ratant le point prévu, le raccourci est toutefois devenu un détour.

11:48

Le point de mi-course et la marche de nuit du désert

Le nouveau classement donne Tareq et Nolan à 58 %, Jimmy et Thea à 47 % et Darius et Alison à 40 %, grâce à leur raccourci. Rien n'est joué. L'équipe du désert refuse de se reposer. Elle abandonne tentes et sacs de couchage, ne garde que le strict minimum et annonce qu'elle marchera toute la nuit pour atteindre l'hélicoptère la première.

En face, la jungle accélère. Thea porte le sac sans même s'en rendre compte. Jimmy relève que l'équipe est passée de 59 % à 72 % en une heure et demie depuis la traversée, et estime qu'elle ne pourra pas tenir ce rythme. La marche sans pause pousse pourtant les deux participants à leurs limites physiques : Jimmy vomit, et Thea et lui se relaient pour porter le sac. Au passage, l'équipe interroge à nouveau l'assistant sur un fruit appétissant. La réponse : techniquement comestible, mais il contient des graines noires très dures qui peuvent casser les dents. Ils n'y touchent pas.

14:16

Les épreuves de la fin : genoux, tempête et collines

Dans le désert, Tareq et Nolan doivent monter puis redescendre une énorme montagne. La vue récompense la montée, mais les genoux souffrent. L'un d'eux dit avoir pour la première fois l'impression que « nos corps ne suivent pas le mental ». L'équipe reçoit un appel de la mère de Nolan. Elle continue avec des sacs d'environ 30 kg, sur des pentes où les pieds s'enfoncent.

En Antarctique, une tempête arrive droit sur Darius et Alison. Ils choisissent de pousser malgré tout, en admettant qu'ils en font sûrement trop. Le vent se lève, avec des bourrasques à plus de 82 km/h. Les lunettes deviennent inutiles, la moindre erreur pourrait les mettre dans une situation inextricable, et la visibilité les oblige finalement à s'arrêter pour se protéger. Darius et Alison résument la situation ainsi : Mère Nature les « a bien mis à l'amende ».

Dans la jungle, des fourmis rouges croisent la route de l'équipe. Elle se sait 12 % derrière le désert et voit encore cinq collines devant elle. Le pire, dit-elle, reste à venir.

18:41

Plus aucune information jusqu'à l'arrivée

À ce stade, Jimmy fait une proposition aux autres. La jungle est à 66 %, le désert à 73 % et l'Antarctique à un peu plus de 50 %. Il suggère de ne plus échanger aucune mise à jour jusqu'à ce qu'il y ait un gagnant. Tout le monde accepte. Désormais, ni les équipes ni les spectateurs ne savent à quel point chacun est proche de l'arrivée. Chaque équipe repart en se promettant de ne plus s'arrêter, en invoquant sa mère. Pour l'équipe du désert, il s'agit aussi d'empêcher Nolan d'obtenir « une victoire de plus ».

Un hélicoptère survient ensuite, non pas pour l'évacuation mais pour un ravitaillement en boissons de réhydratation. Jimmy justifie l'envoi par le fait que tout le monde est probablement déshydraté. Les équipes boivent et mangent des glaces à l'eau. Dans le désert, Tareq et Nolan décident ensuite de laisser leurs sacs pour aller plus vite, en affirmant qu'ils ne laisseront rien derrière eux.

L'Antarctique bloqué, les mères au téléphone

Toujours immobilisés par la météo, Darius et Alison montrent à leurs proches les « conditions horribles » dans lesquelles ils se trouvent. Darius se dit abattu. Sa mère lui répond qu'il est un gagnant et qu'il va se dépasser. La mère d'Alison lui dit de ne pas rentrer déçue et d'être heureuse d'avoir vécu une belle expérience. Darius dit ensuite se sentir mieux, tout en constatant que Mère Nature les empêche de faire quoi que ce soit.

Le sprint final : jungle contre désert

Les deux équipes restantes se pensent au coude à coude. L'équipe du désert est partie sans eau ni rien, et reconnaît qu'il faut terminer vite pour ne pas manquer d'eau. À un moment, l'un des participants annonce que ses jambes ne tiennent plus, alors qu'il reste encore 4 km. Dans la jungle, la montée brûle, le cœur bat la chamade, et Jimmy répète que « l'esprit abandonne avant le corps ». Le caméraman tombe. L'équipe prend la caméra et continue d'avancer.

L'équipe de la jungle aperçoit son hélicoptère derrière une dernière colline et le touche après 28 heures et 15 minutes. L'équipe du désert arrive à son hélicoptère persuadée de pouvoir encore gagner, avant d'apprendre son temps : 28 heures et 23 minutes, soit huit minutes de retard après plus d'une journée de course. Jimmy et Thea remportent les 100 000 dollars pour leurs mères.

La vidéo se termine en Antarctique. Darius et Alison atteignent enfin le point d'arrivée et le trouvent vide : « Darius, y a rien ici... Je crois qu'on a perdu. »