Sept jours bloqués dans l'Arctique : la revanche de Jimmy et de ses amis après un défi de survie raté
MrBeast ミスタービーストSix personnes déposées dans l'Arctique, sans tente, avec pour seule ressource le contenu de leurs sacs : c'est le défi que se lance Jimmy avec cinq amis, Chandler, Nolan, Tareq et Hase, accompagnés du cameraman Darius. L'enjeu est explicitement présenté comme une revanche. Lors de leur précédente vidéo de survie, le groupe avait échoué : selon Jimmy, ils s'étaient « approchés de l'île » sans jamais l'atteindre. Cette fois, il s'agit de tenir sept jours dans un froid où, selon la narration, dix minutes passées dans le vent suffisent à provoquer des engelures.
Les règles : rester, ou partir la tête rasée
Le dispositif est exposé dès le deuxième matin, lorsqu'un avion apparaît dans le ciel. Une fois par jour, il survole la zone. Quiconque veut abandonner peut tirer une fusée de détresse et être évacué, à une condition : se raser la tête avant de partir. Cette menace plane sur toute la semaine. Plusieurs membres du groupe avouent à différents moments y avoir « songé très fort », et la tentation revient chaque fois que l'avion repasse.
Le règlement contient aussi une limite que le groupe découvre à ses dépens : l'avion ne vient pas toujours. Le troisième jour, le pilote annonce qu'il y a trop de neige pour voler. Quand l'un des participants s'indigne que la pire journée du défi soit justement celle où l'on ne peut pas évacuer, Jimmy répond que c'est précisément la logique : les jours où l'on a le plus de chances de souffrir sont ceux où l'avion ne peut pas venir.
Jour 1 : creuser un abri dans la neige avant la nuit
À l'arrivée, il y a environ 60 cm de neige au sol. Jimmy avait demandé à tout le monde de ne pas apporter de tente, car le plan était de vivre dans un « fort enneigé » creusé à la main. Deux objectifs pour la première journée : construire cet abri et faire du feu. L'intérêt de l'abri, explique la narration, est de protéger du vent arctique et de permettre de mutualiser la chaleur corporelle. La course contre la montre est réelle : avec la température qui descend sous zéro, l'équipe craint de perdre des doigts si personne n'est à l'abri avant la nuit.
Le creusement s'avère pénible, la neige devenant de plus en plus dure à mesure qu'on avance, et les pelles manquent. Pendant ce temps, Hase part chercher du bois de chauffage et revient avec du bois mort. Le premier essai pour faire tenir tout le monde dans l'abri est peu concluant : l'espace est étroit, « hyper confortable » à condition de ne pas étendre les jambes, et certains ne rentrent même pas. Il reste alors deux heures avant le coucher du soleil, que le groupe utilise pour agrandir la cavité et allumer un feu.
Le feu finit par prendre, ce qui permet de dégivrer les gants et de faire fondre de la neige pour obtenir de l'eau potable. La soirée se termine sur un incident : une veste puis un pantalon prennent feu trop près des flammes. À minuit passé, l'abri n'est toujours pas assez grand : Hase et Darius doivent dormir dehors, et les autres s'entassent « comme des sardines ».
Jour 2 : la nuit la plus froide et la question des toilettes
Au réveil, le constat est unanime : personne n'a jamais aussi mal dormi. Les sacs et toutes les affaires sont congelés, la caméra est pratiquement gelée, quelqu'un n'a pas de gants, d'autres ne sentent plus leurs orteils. C'est dans ce contexte que l'avion passe pour la première fois et que la règle de la fusée est expliquée. Personne n'abandonne.
La priorité devient l'agrandissement de l'abri, avec un objectif précis : que les six puissent dormir côte à côte, en deux rangées. Jimmy promet même de se raser la tête si ce n'est pas le cas. Pendant ces heures de travail surgit un problème imprévu : où faire ses besoins ? Une tente était prévue à cet usage et figurait sur la liste, mais elle a été oubliée, faute de place dans un sac. Un membre du groupe est envoyé repérer un coin toilettes loin du camp, car déféquer à proximité attirerait les ours. Sur place, il remarque des empreintes d'animaux sans jamais voir l'animal, ce qui l'inquiète : il a le sentiment d'être observé. Il confie ne pas avoir un état d'esprit très positif et avoir sérieusement envisagé de tirer la fusée.
Le moral est fragile : un participant dit avoir l'impression d'être au sixième ou septième jour d'un défi normal, et doute que tout le monde ira au bout. S'ajoute un problème de fond : le groupe n'a emporté que trois ou quatre jours de rations. Sans chasse ni pêche rapide, la semaine est impossible.
Jour 3 : engelures, tempête et échec de la première pêche
La nuit tombe à -8 °C, et selon la narration la chute de température est si brutale que même l'abri ne protège plus des engelures. Un participant pense que son nez commence à geler et note qu'il vire au violet par endroits. Chandler, lui, a les orteils blancs et presque insensibles ; le groupe y voit une probable engelure qu'il faut réchauffer avant qu'elle ne devienne une gelure. Le pied est placé sous l'aisselle d'un camarade. Plus tard dans la journée, Chandler va mieux : le pied a repris des couleurs.
C'est ce jour-là que le pilote ne peut pas voler. Au matin, le camp découvre l'ampleur de la neige tombée pendant la nuit : la « cuisine » est ensevelie et une partie de l'équipement de cuisson est perdue. Même allumer un feu devient difficile, car tout le bois est mouillé. La solution vient de plumes, apparemment tirées d'un vêtement, qui servent d'amadou : l'étincelle prend et le feu repart.
Vient ensuite la question de la nourriture. Quelqu'un a apporté une tarière pour percer la glace d'un lac voisin. Jimmy, Hase, Tareq et Darius partent pêcher pendant que Nolan veille sur Chandler et que les autres travaillent sur l'abri. Le groupe choisit une zone sombre en espérant que la glace y soit plus fine, et applique le conseil de ne pas trop appuyer pour laisser la mèche travailler. La glace s'avère bien plus épaisse que prévu : environ 75 cm, « la moitié d'un Tareq ». En continuant, le trou devient aussi profond qu'un bras, et il manque environ 2,5 cm pour atteindre l'eau quand la tarière arrive au bout de sa longueur. Impossible d'aller plus bas. Avec des vêtements trempés et un risque d'hypothermie, l'équipe rebrousse chemin bredouille.
Jimmy raconte que ce retour à vide l'a fait repenser à l'échec de la vidéo précédente, et affirme ne pas vouloir échouer à nouveau. Au camp, le moral est au plus bas ; quelqu'un demande qu'on le réveille au septième jour. Pour limiter le froid de la nuit, aggravé par le contact avec le sol, Hase coupe des branches d'épicéa pour faire une litière isolante. Les autres accueillent ces branches comme « un cadeau de Noël avant l'heure ».
Jour 4 : le drone, les skis et une rivière lointaine
La journée commence sous un beau soleil, mais un front noir à l'horizon annonce un blizzard. Les réserves de nourriture ne couvrent plus que deux jours. Pour trouver un meilleur coin de pêche, le groupe utilise le drone de Darius. Le raisonnement est le suivant : là où de l'eau coule sous la glace, celle-ci devrait être plus fine. Le drone repère une grande rivière, ce qui laisse espérer plus de poissons, mais elle est loin : il faut traverser un lac, puis une forêt.
L'équipe de pêche traverse le lac en ski de fond. Jimmy et Darius ne savent pas skier et enchaînent les chutes, même si Jimmy finit par trouver ça « étrangement marrant ». Dans la forêt, place aux raquettes. Le groupe y croise de grandes empreintes que Hase identifie comme celles d'un élan, et décide prudemment de partir dans la direction opposée. Le terrain est dense, une jambe se coince dans un trou, mais la rivière apparaît enfin.
Pendant ce temps, l'équipe restée au camp transforme l'abri en « manoir », selon la demande de Jimmy, au point qu'on leur recommande de ne pas faire s'effondrer le plafond. L'avion passe alors au-dessus du camp. Ceux qui sont restés reconnaissent la tentation : ils ont construit l'abri, fait leur part, et pourraient rentrer. Quelqu'un dit avoir été « à deux doigts d'appuyer sur la détente », un autre imagine Jimmy retrouvant leurs cheveux par terre à son retour. Personne ne tire finalement la fusée, ce que l'équipe de pêche, trop loin pour le savoir, ignore encore sur le moment.
Sur la rivière, la déception se répète : le trou est déjà aussi profond qu'un bras sans atteindre l'eau. La théorie voulait que la glace soit plus fine, mais elle ne semble pas l'être beaucoup plus. Jimmy tombe près de la rive et sa botte se remplit de neige fondue ; ses orteils virent au violet et il les réchauffe sous l'aisselle de Darius. Après trois heures dans le froid, Jimmy juge qu'il faut rentrer avant que quelqu'un ne soit gravement blessé, et admet : « il est temps d'accepter le fait qu'on a encore échoué ». De retour au camp, un participant regrette de ne pas avoir tiré la fusée. Seule consolation : la grotte est désormais assez spacieuse pour que chacun dorme sans toucher son voisin. Un autre promet qu'on retournera demain creuser plus profond.
Jour 5 : tout miser sur une dernière expédition
Il ne reste qu'un seul repas et quelques en-cas emportés pour ce genre de situation. Une tempête de neige arrive, aucun avion ne viendra : le groupe est livré à lui-même. Jimmy expose le dilemme. La neige est mouillée, sortir signifie se tremper, et même en cas de prise ce sera « extrêmement dangereux ». L'équipe de pêche s'attend à ce que quelqu'un revienne en hypothermie, et demande donc à ceux qui restent de préparer une station d'urgence avec de l'eau chaude. La motivation est aussi psychologique : Jimmy dit connaître ses amis, prévoit une crise générale le lendemain sans poisson, et ne veut pas répéter l'échec de la vidéo précédente.
Pour aller plus vite avec moins de matériel, l'équipe renonce aux skis, ce qui allonge en réalité le trajet. Le chemin de la veille a disparu sous la neige. Au camp, l'inquiétude est d'un autre ordre : ceux qui savaient allumer un feu sont partis et tout le petit bois est trempé. La solution vient d'un arbre mort, sec à l'intérieur, que le groupe ouvre pour en tirer des copeaux, seul matériau sec disponible. Chandler parvient à faire prendre le feu, que le groupe entretient sans relâche.
Sur la rivière, la tarière laissée sur place est plantée dans la neige « comme Excalibur ». Le trou de la veille a regelé. Pendant qu'un membre de l'équipe élargit le trou pour permettre à la tarière de descendre plus bas, un autre part explorer la confluence de deux cours d'eau, en faisant l'hypothèse que l'eau y est plus agitée et la glace plus fine. L'intuition se vérifie : la glace n'y fait qu'environ 20 cm et le trou atteint l'eau. Le groupe y place des appâts congelés, perce plusieurs trous et attend, sachant qu'une touche peut prendre une heure même au bon endroit.
Quatre heures d'attente, un poisson perdu, puis deux prises
Quatre heures plus tard, toujours rien. Jimmy confie à la caméra avoir très froid, perdre espoir et craindre que le manque de calories rende la nuit et le lendemain dangereux, au point de devoir annuler le défi si la neige continue. Mais Jimmy dit ne pas aimer « enchaîner les échecs » et vouloir rester le temps qu'il faudra pour réussir « pour vous ».
C'est précisément pendant ce monologue qu'un poisson mord. Les autres plaisantent sur le fait que personne ne croira à un tel timing. Mais le poisson, remonté de travers, s'accroche au bord du trou et se décroche alors que Jimmy l'avait déjà en main. Un camarade rassure : avec ces poissons, s'il y en a un, il y en a d'autres. Un gant tombe dans l'eau, heureusement remplacé par un gant de rechange. Peu après, une nouvelle touche : cette fois, le poisson est remonté doucement et sorti du trou. Un second suit, avec des conseils pour garder la ligne en tension et tirer sans s'arrêter. Après sept heures de pêche, selon la narration, l'équipe tient deux poissons. Un participant signale toutefois n'avoir pas bu d'eau depuis des heures et souffrir d'un mal de tête.
Au camp, l'équipe a préparé le feu et l'eau, comme demandé, sans savoir si l'expédition a réussi. Le retour se fait dans l'euphorie. Le premier poisson est cuit et partagé, le second est gardé pour le sixième jour. Les avis sont enthousiastes : un participant dit n'avoir jamais mangé de poisson aussi frais, un autre savoure l'idée de manger du poisson au milieu de l'Arctique.
Jour 6 : une journée pour souffler et un regard en arrière
Le sixième jour, l'avion revient. Jimmy annonce faire mine de tirer la fusée « parce qu'on va beaucoup trop s'amuser aujourd'hui » : après cinq jours épuisants, l'idée est d'offrir au groupe une journée de détente, avec une surprise promise pour le septième jour s'ils tiennent jusque-là.
Les participants livrent aussi leurs bilans. L'un affirme qu'il serait parti sans ce poisson et qualifie l'expérience de chose la plus dure de sa vie, avant de nuancer en riant face au souvenir d'une tentative de lui faire manger des cornichons sept ans plus tôt. Jimmy rappelle que le groupe fait des vidéos de survie de ce type depuis bientôt dix ans, à travers un montage d'anciennes épreuves. Mais Jimmy souligne surtout l'autre face de ces tournages : les moments passés dans la grotte à plaisanter, coupés du monde, comptent parmi les plus amusants de toute sa carrière. Jimmy remercie ses amis, estimant que c'est grâce à eux que des vidéos qui « devraient être horribles à vivre » deviennent des moments incroyables. Une archive montre un Jimmy enfant s'adressant à son « futur moi » en espérant être toujours sur YouTube.
La journée se poursuit en boules de neige et en glissades, poussées par Tareq, jusqu'à ce que Jimmy finisse trempé et attribue un « 10 sur 10 » à ce sixième jour. Le soir, Hase sort une surprise gardée depuis la veille : des S'mores et un chocolat chaud, salués comme le meilleur du monde. Jimmy laisse simplement entendre que le retour ne se fera pas en hélicoptère, sans en dire plus.
Jour 7 : nettoyer le camp et partir en traîneau
Au septième jour, Jimmy fait d'abord croire, pour plaisanter, que le groupe reste une semaine de plus. Avant de partir, une règle s'impose : ramasser absolument toutes les ordures. La fusée est ensuite tirée, non pour abandonner, mais pour donner le signal de la surprise : une meute de chiens de traîneau vient chercher le groupe. Entre l'émerveillement devant ce moyen de transport « vraiment arctique » et l'envie pressante d'une douche chaude, les six quittent le camp. Ils ont tenu les sept jours sans qu'aucun d'eux ne tire la fusée pour abandonner, ni ne se fasse raser la tête : la revanche sur la vidéo précédente est acquise.
Nous voilà maintenant bloqués dans l'Arctique pour sept jours. Pour survivre, on a rien d'autre que le contenu de nos sacs.
La vache ! Je reste là. Il doit y avoir 60 cm de neige. Faut qu'on se construise un abri, ça va cailler ce soir. Hé, on va où ? Suivez-moi.
Et le froid, ce n'est que le début. De toute façon, tout va mal ! Y a rien qui va bien ! Tu finiras en hypothermie. Mes orteils commencent à virer au violet. Il nous faut un miracle.
On a échoué dans notre dernière vidéo de survie. Alors mes cinq copains et moi sommes là pour prendre notre revanche.
Je vous ai dit de pas amener de tente, parce que... Il fait quoi là ? C'est quoi ça ? Ce sera notre maison. On va loger dans la neige ? Yep.
Aujourd'hui, on a deux objectifs : construire un abri et faire du feu. Creusez plus profond. Tu creuses en restant assis ? Il faut d'autres pelles.
Parce qu'à mesure que le soleil se couchait sur l'Arctique... Si on n'est pas à l'intérieur avant la nuit, on risque de mourir congelés. Je dis ça, je dis rien. ...il faisait tellement froid que le simple fait de passer 10 mn dans le vent pouvait provoquer des engelures.
Je dois trouver du bois de chauffage. Plus on avance, plus la neige est dure. Les gars s'attaquent à ce fort enneigé. L'intérêt de ce fort enneigé, c'est de nous protéger du vent arctique, et de nous permettre de répartir notre chaleur corporelle.
Bon sang, les gars. On va passer sous la barre des zéro degré. On a besoin de cet abri, ou on perdra des doigts à cause des engelures. Faut aller plus vite.
Tout ça est mort. J'ai du bol. Du bois de chauffage, mon pote. Les gars, revoilà Hase. Maintenant qu'il est là, voyons si on peut tous tenir dedans.
Ça m'a l'air un peu étroit. On a un endroit où dormir. Et c'est hyper confortable. Si on n'étire pas les jambes. Je suis même pas dedans.
Il reste deux heures avant le coucher du soleil. Et y a aucune chance qu'on dorme bien. Ce sera pas le confort absolu pour ces divas, mais on mourra pas. C'est la priorité numéro un : que tout le monde survive.
On a donc profité du temps de jour restant pour agrandir l'espace de notre abri de fortune, et pour essayer d'allumer un feu.
Ça va être un feu d'enfer. J'ai hâte ! Il faut l'allumer ! Je suis pas sûr qu'on tienne tous là-dedans. Faut continuer à creuser.
Ça y est ! Je peux enfin dégivrer mes gants. Maintenant qu'on a un feu, vous savez ce que ça veut dire ? Tiens ça. OK. On cuisine quoi ? Qu'est-ce que tu fais ? On met ça sur le feu, ça fait de l'eau potable.
C'est un moment de fête, mais le soleil se couche. La maison est finie ? On en est loin, mon frère. Je pense qu'on peut tenir à deux ou trois.
On va voir si elle est bonne. Le verdict ? On pourrait croire qu'elle est chaude, mais comme on met de la neige, elle reste fraîche.
Fais gaffe. Oh, ma veste brûle ! Ton pantalon ! Attendez. Mon pantalon a cramé.
Il est plus de minuit, donc techniquement, on est au deuxième jour. Je sais que tout le monde voudrait dormir dans un lit, mais la maison n'est pas encore assez grande. Hase ne tient pas dedans, pas plus que notre cameraman, Darius. Je dors dehors.
Le premier jour, on a réussi à faire un feu, et on s'est entassés comme des sardines dans notre grotte. Mais bon sang, on n'a jamais aussi mal dormi de notre vie.
La caméra est littéralement... Elle est pratiquement congelée. J'ai mal dormi. Il a fait trop froid. Nos sacs et toutes nos affaires sont congelés. Tout. Cette caméra est en train de me geler la main. J'ai pas de gants, moi. J'ai pas de gants. Ce froid est insupportable. La vache ! Mec, j'ai les pieds gelés. Je sens plus mes orteils !
Regardez ! Vous voyez cet avion ? Regardez là-bas. Ça fait pas sept jours, ça veut dire quoi ?
Une fois par jour, l'avion survolera la zone. Si vous voulez tirer une fusée et partir, vous pouvez. Il faudra juste vous raser la tête. Alors je peux tirer la fusée et rentrer à la maison ? Après qu'on t'a rasé la tête.
C'est à vous de voir. Vous voulez rentrer ? La nuit dernière était pourrie. Pas d'abandon ? Bien. Allez, à demain ! Tout le monde garde ses cheveux, aujourd'hui.
Il était évident que si on voulait survivre une semaine en Arctique... Si je dois passer une autre nuit comme ça, je sais pas si je tiendrai. ...il fallait qu'on agrandisse l'abri. Darius, pourquoi tu filmes ? Aide-nous. Je fais juste ce qu'on m'a dit.
Nous sommes six. Et le but ce soir, c'est de pouvoir dormir côte à côte de cette manière, et côte à côte de l'autre côté. Et sinon, je vais me raser la tête. Ça a l'air génial. Bon sang.
On a agrandi notre abri pendant des heures, mais on a commencé à avoir une prise de conscience.
Comment tu pensais faire caca ? Je pensais qu'il y aurait une tente. T'en as pas pris une ? C'était sur la liste. Qui l'a oubliée ? J'avais pas de place dans mon sac. Comment on fait caca ? On fait pas caca ! De toute façon, tout va mal. Y a rien qui va bien.
Ils m'ont envoyé repérer un coin toilettes. Si on faisait caca près du camp, ça attirerait les ours. Le plus flippant, c'est que je vois des empreintes d'animaux, mais jamais l'animal. Donc je me dis qu'il m'observe quelque part, et ça me plaît pas.
J'ai pas un état d'esprit très positif, en ce moment. J'ai songé très fort à tirer la fusée de détresse. On verra.
J'arrive pas à croire qu'on soit qu'au deuxième jour. On a l'impression d'être au sixième ou septième jour d'un challenge normal. Mais pour celui-ci, je suis pas sûr qu'on ira tous au bout.
Les garçons travaillent d'arrache-pied et je dois dire que je suis très fier d'eux. J'espère qu'on pourra tous bien dormir dans l'abri, mais il y a encore un problème : on a emporté que trois ou quatre jours de rations. Et si on se met pas vite à chasser ou pêcher, on survivra pas longtemps. Réserves de nourriture : 3 jours.
On arrive au troisième jour, et je pense que mon nez commence à avoir des engelures. Il devient violet à certains endroits, alors ça pourrait bien être une vidéo intéressante.
Alors ça pourrait bien être une vidéo intéressante.
À la tombée de la nuit, à -8 °C, la chute de la température a été si brutale que même notre abri n'a pas réussi à nous protéger des dangers des engelures.
Jour 3. Je sens plus mes orteils. Tu sens quand je te touche ? À peine. T'as les pieds froids. Ils n'ont plus aucune couleur. C'est pas bon. Mets-le sous mon aisselle. Mon gros orteil n'a jamais été aussi plat sur le dessus.
Chandler a les orteils blancs. Sûrement une engelure. Alors il faut vite les réchauffer avant que ça ne devienne une gelure.
Malheureusement pour Chandler, Mère Nature nous avait réservé une autre surprise.
L'un de vous veut se raser la tête pour partir ? Franchement, j'y réfléchis. Dommage, car le pilote vient de me dire qu'il y a trop de neige. Il ne peut pas voler. Tenez bon et jouez la sécurité aujourd'hui.
T'es en train de me dire que la pire journée de ce défi, c'est le seul jour où on ne peut pas évacuer ? Je te dis que les jours où tu as le plus de chances de souffrir, ce sont ceux où l'avion ne peut pas venir.
Oh la vache ! Combien de neige il est tombé, cette nuit ? Le temps a changé. Il est plutôt mauvais. Alors ça, c'était notre camp. Ça caille grave, aujourd'hui.
Notre priorité numéro un, c'était de se réchauffer autour d'un feu. C'est pas si compliqué normalement. Mais la neige tombée pendant la nuit a posé un nouveau problème.
C'est mouillé. Tout le bois est mouillé. C'est pas bon. J'ai une idée. Il a des plumes. Tiens, voilà. Le roi des plumes !
Sans feu, on ne peut pas continuer. On a une étincelle. Les plumes, ça marche. Je protégerai ce feu de ma vie, s'il le faut. S'il te plaît, allume-toi. De la chaleur. On a allumé le feu !
On s'est concentrés sur le feu, mais maintenant, il faut aussi qu'on s'occupe de trouver quelque chose à manger. J'ai apporté un truc qui pourrait être utile : une tarière. Anecdote...
Près du camp, il y a un lac recouvert d'une épaisse couche de glace. On va donc se servir de cette tarière pour percer un trou et tenter d'attraper des poissons. Mais avant ça, il faut qu'on aille voir comment va Chandler.
Ça a l'air d'aller mieux. Ton pied reprend des couleurs. Hase et moi, on doit aller chercher à manger. Qui va jouer au docteur en notre absence ? Je peux veiller sur lui. Je te remercie, Nolan. Pas de quoi.
Voyons si on arrive à pêcher du poisson. Bonne chance ! À tout à l'heure. Nolan, occupe-toi bien de Chandler. On va bosser sur l'abri. Soyez prudents. Nous laissez pas mourir.
On va aller dans un de ces coins sombres. La glace sera peut-être plus fine. Il fait froid. Ça souffle vachement. Ça va être pénible de revenir avec le vent en pleine figure.
OK, c'est bon. Là-bas, là. Filme ça, Darius. Voilà la preuve que je plaisante pas quand je dis qu'on campe sur la glace. On va passer à travers ? Impossible. C'est super épais et trop froid.
Je peux essayer ? L'astuce, c'est de ne pas appuyer trop fort. Il faut laisser le foret faire. Tareq, approche-toi. Je vois rien. Y a trop de vent.
Elle est très épaisse, la glace ? J'espère pas trop. On va vite le savoir. C'est galère. Courage, continue. Oui.
On regarde jusqu'où on est allés ? Ouais. Oh, mec. Regardez ! Mec ! Regardez ça ! On a tout déchiré. J'hallucine !
On n'aurait jamais pu imaginer une météo aussi affreuse. On était déjà dans le dur, mais là, c'est la cata. Notre cuisine est ensevelie sous la neige. Et on a perdu notre équipement pour cuisiner. Je vais voir si je peux en récupérer. Il neige vraiment fort, en ce moment. Les autres pêchent. Pourvu qu'ils attrapent quelque chose.
Alors ? 75 cm ? 90 cm ? La moitié d'un Tareq. 75 cm. 75 cm. D'accord.
Il faut vraiment qu'on attrape du poisson, sinon, aux cinquième et sixième jours, ça va pas être drôle pour les gars.
Regardez la profondeur. Voilà mon bras. Oh mon Dieu. Il nous reste environ 2,5 cm pour atteindre l'eau, sinon ce truc pourra plus tourner. Allez ! Allez ! On y est presque. Allez ! On croise les doigts.
J'ai faim ! J'ai la dalle ! Non, non, non, non. On ne peut techniquement pas forer plus bas. Notre tarière n'est pas assez grande. Voilà l'épaisseur de la glace. On peut pas attraper de poisson ? Pas ici.
Constatant que la glace était trop épaisse et comme on risquait l'hypothermie parce que nos vêtements étaient trempés, on a dû rebrousser chemin. Objectif : attraper du poisson.
Le fait de rentrer bredouille m'a vraiment fait réfléchir. J'ai repensé à notre dernière vidéo de survie, celle où on avait échoué. Vous avez ma parole, au prochain défi vidéo, je n'échouerai pas.
Hé, les mecs. La pêche a été bonne ? Non. Je me sens abattu. La journée est affreuse. Le moral est au plus bas ! Vous voulez pas me réveiller au septième jour ? C'est dingue, c'est que le troisième jour. Il manque encore quatre jours.
J'ai tout le corps trempé, même mes mains... et il fait vraiment froid ce soir. Oui. Ça craint de ouf. Si cette eau gèle autour de ton corps... tu meurs !
Toutes nos fringues sont trempées. Cette nuit, il va faire très froid. Il faut faire quelque chose pour pas choper une hypothermie.
Vous voyez cet épicéa là-haut ? On va lui couper des branches pour nous faire un lit de paille, ça nous isolera un peu plus pour dormir. Il fait vraiment froid la nuit, surtout parce qu'on est en contact avec le sol. Celles-là sont parfaites. C'est nickel pour faire un lit de paille.
Hase est là. Qui en veut ? J'en veux bien. J'en ai plein d'autres.
Quand Hase est arrivé avec ces branches, c'était comme un cadeau de Noël avant l'heure. On avait enfin l'espoir de rester au chaud toute la nuit.
Ça va nous sauver la vie ! Merci. On va bien. Tout le monde va bien. C'est tout ce qui compte. Je vais bien dormir cette nuit.
Jour 4. Ça alors, c'est magnifique ! On a de la chance. La météo est bien meilleure. Ce soleil fait trop du bien. Aujourd'hui, enfin, tout va bien se passer.
Le mauvais temps arrive. Quoi ? Le temps. Vous voyez le noir au loin ? C'est le blizzard. Le blizzard ? Le blizzard. On a la poisse.
On a la poisse. Et pour couronner le tout... On va manquer de nourriture, si on pêche pas de poisson.
Réserves de nourriture : 2 jours. Il nous reste plus de repas.
Oui, attends. Oh, non.
Et pour nous aider à trouver un meilleur coin de pêche, on a fait bon usage du drone de Darius.
Pousse le levier gauche. D'accord.
On cherche un endroit où il y a de l'eau qui coule sous la glace. Il faut chercher là où la glace est plus fine.
C'est clairement une rivière. Tu vois le petit coude, là ? C'est une grosse rivière. Ça veut dire plus de poissons.
C'est loin, quand même. Faut traverser un lac. Puis une forêt... pour atteindre la rivière.
On peut tous marcher autant ? Oui. Une fois là-bas, faut pêcher des poissons et les ramener ? On devrait se mettre en route.
Vous inquiétez pas, j'ai une arme secrète.
Jimmy, tu sais skier ? Non. Je sais pas ce que je fais. Ça se voit.
On a enfilé des skis de fond pour faciliter la traversée du lac. Peut-être pas pour Darius et moi.
Je déteste ça. D'abord, traîne les pieds puis laisse-toi glisser. Traîner des pieds ? Oui, c'est ça, puis glisse. C'est bien. Étrangement, c'est marrant. Allons attraper des poissons !
Allez, les mecs ! Vous gérez ! Bien joué, les gars. Je suis fier de vous.
Darius ? Oui ? Tu pourrais ne pas tomber autant ? On va rassembler nos skis.
Pour traverser la forêt, on chausse nos raquettes, grâce auxquelles on peut marcher sur la neige.
D'après le drone, la rivière est par là. Restons dans la neige peu profonde, parce que... J'y crois pas ! T'allais dire quoi, du coup ? Timing parfait ! Du coup, la neige ?
Regardez toutes ces traces d'animaux. Oui. Ces traces qui vont vers la forêt sont pas les nôtres. C'est quoi, Hase ? Un élan. Si gros que ça ? Ils mesurent combien ? Ils sont énormes. Si on se fie aux empreintes, c'est dingue !
Je propose qu'on aille par là, là où y a pas d'élan.
J'espère que les poissons vont sauter directement du trou qu'on va forer. Je me suis trop ridiculisé pour revenir sans poisson au camp.
Chandler ? Oui ? Quoi ? Remonte ton froc. Pourquoi ?
Jimmy nous a demandé d'agrandir cet endroit. On va lui faire un manoir.
Ça caille ! On est crevés. On n'en peut plus. Non !
C'est dense, ici. Faut qu'on traverse. La rivière est juste là. On y est presque, les gars !
Tu vas bientôt craquer ? À deux doigts.
Les gars, je vois la rivière ! Arrête ! Incroyable ! C'est magnifique, non ? C'est dingue ! Très bien. Allons pêcher, maintenant.
Ma jambe est coincée dans un trou. Je vais t'aider. La branche m'empêche de tomber.
Je me demande comment vont les mecs au camp. J'espère qu'ils avancent !
Incroyable ! Pas mal ! C'est trop gros, tu crois ? Chandler a une nouvelle méthode. Mec, c'était dingue. C'est le plus gros morceau du monde.
Je sais que vous avez trouvé une nouvelle stratégie. Mais ne faites pas s'effondrer le plafond. C'est énorme, au-dessus. On sait pas ce qu'on fait.
Ici, je pense, non ? Très bien.
On a parcouru tout ce chemin simplement en se basant sur l'hypothèse que cette glace était plus fine. Dans quel pétrin on s'est mis ?
Allez, Jimmy, allez. Allez, Jimmy, allez. Tu te prends pour une pom-pom girl ? Je kiffe grave. Si t'as autant d'énergie, viens t'occuper de ça. Trop d'énergie. Tu prends la relève.
On va y arriver ! On va attraper du poisson. Les gars vont bien manger, ce soir. Demain soir. Et après-demain. On va bien manger jusqu'à la fin de la vidéo. Je sais pas. Je dis ça pour me motiver parce que j'ai peur qu'on ait perdu tout ce temps et ces calories, et je suis crevé.
Les gars, l'avion est là ! L'avion est là ! Où est la fusée ?
On a construit l'abri. On a fait un sacré boulot. On pourrait l'utiliser ? On pourrait rentrer chez nous. Il est chargé ?
L'avion est là ! Coucou ! C'est un peu tentant, là, franchement.
J'étais à deux doigts d'appuyer sur la détente. J'en ai grave envie ! On pourrait le faire ! On peut abréger nos souffrances. Jimmy retrouvera nos cheveux par terre, à son retour. J'espère qu'il n'y a aucun gars rasé à bord de l'avion.
Honnêtement, le camp est hyper loin. Je sais pas s'ils ont tiré la fusée.
Attention aux yeux.
Notre trou est aussi profond que mon bras, et on n'a toujours pas atteint l'eau. On risque de se retrouver dans la même situation qu'hier. Si on en croit la science, c'est une rivière, donc ça devrait être plus fin. Pour l'instant, ça n'a pas l'air beaucoup plus fin.
Mes chaussures sont trempées. Quand je suis tombé près de la rivière, ma botte s'est remplie de neige fondue. Et maintenant... Je suis gelé. Enlève tes chaussettes et essore-les. J'ai le pied rouge, on dirait. Je peux le mettre un peu sous ton aisselle ?
Mes orteils commencent à virer au violet. Alors, je les mets sous l'aisselle de Darius pour les réchauffer. Merci, Darius. Je pensais pas avoir ton pied ici, un jour !
Tu sais ce que j'adorerais ? Qu'il y ait un feu qui brûle. Et un chocolat chaud à notre retour. Tu en attends trop, je crois.
Mais après trois heures dans le froid...
Hase, mon pote.
...je sentais qu'il fallait rentrer au camp. Si on ne rentre pas, quelqu'un pourrait être gravement blessé. Je crois qu'il est temps d'accepter le fait qu'on a encore échoué.
On dirait que les nuages annoncent un orage. Regardez. On est au milieu de nulle part. Il faut qu'on rentre au camp. J'espère que les gars ont eu plus de chance que nous.
Je peux pas m'empêcher d'imaginer la tête de Nolan et Chandler, quand ils découvriront qu'on n'a rien à manger ce soir.
Alors ? Vous allez bien ? On a creusé sur 1,80 m, pendant des heures. Et le soleil a décliné. Y a pas de poisson ? Je te le dis : on y retournera demain, et on creusera plus profond. Je vais m'allonger.
Objectif : attraper du poisson.
J'aurais dû lancer la fusée. On a rien à manger.
J'aurais dû lancer la fusée. On a rien à manger. Quatrième jour : que dalle. On va se calmer, un peu. Le moral est au plus bas, on n'a pas de poisson. Pour vous rebooster, allez voir la grotte !
T'as vu ça ? C'est excellent ! C'est beaucoup plus spacieux, par là. L'objectif, c'est que personne ne réveille personne cette nuit. Merci. Normalement, on peut tous s'espacer suffisamment, sans être les uns sur les autres.
C'était dur, aujourd'hui. Il me faut une victoire. Ça s'est pas arrêté, bam, bam, bam. C'était fastidieux.
Je voudrais dire merci d'avoir agrandi notre campement. Il y a de la place entre Nolan et moi, maintenant. On se touchera plus du tout. On va essayer de dormir, parce que demain, on va devoir recommencer. J'adore.
C'est le cinquième jour et il ne nous reste plus qu'un seul repas. Mais on a prévu quelques en-cas pour ce genre de situation, comme la viande séchée Jack Link's. Et avec six grammes de protéines, c'est parfait pour nous donner un coup de fouet pour la journée. Darius, tu peux prendre le mien.
Et si on n'était pas dans l'Arctique glacial, on irait chez Walmart où on peut désormais en acheter. Mais malheureusement, une fois cette viande séchée terminée, on n'a plus rien à manger. Et une tempête de neige arrive. Aucun avion ne viendra. Il n'y a pas de secours. On est livrés à nous-mêmes.
Il faut qu'on aille pêcher. Mais la neige est mouillée. Si on sort, on va être trempés. Même si on attrape du poisson, ça va être extrêmement dangereux. On va devoir retourner jusqu'à ce coin de pêche pour attraper du poisson. Et à notre retour, il faut s'attendre à ce que quelqu'un soit en hypothermie.
Quoi ? Ça veut dire que vous devez avoir de l'eau chaude à disposition. Il faut une station d'urgence prête à notre retour. C'est très dangereux. C'est parti !
Blague à part, je connais les gars. Et si on n'attrape pas de poisson, ils vont tous piquer une crise demain. Et on a échoué dans la dernière vidéo. On s'est approchés de l'île, on ne l'a pas atteinte. Je ne veux pas échouer une nouvelle fois, alors on va aller pêcher un poisson. Carrément.
On va faire quoi ? Attraper un poisson ! Faut y croire ! On va faire quoi ? Attraper un poisson ! On va pêcher un poisson ! Allez !
À plus tard, les copains ! Faites gaffe. Comment on allume un feu ?
À cause du blizzard, on a décidé de ne pas prendre de skis, pour porter moins d'équipement. Mais ça veut dire qu'on va mettre plus longtemps. On va voir ce que ça donne. Le chemin qu'on avait emprunté jusqu'à la rivière a complètement disparu sous la neige. On va y arriver. Suffit de marcher par là, pendant très longtemps.
Comment on allume un feu ? On va le découvrir ensemble. Le bois d'allumage est complètement trempé. C'est dur d'allumer du bois mouillé, non ? Il leur faut de l'eau chaude à leur retour, comment on va faire ? Ceux qui savent comment allumer un feu sont partis. Les gars, on a beaucoup de choses à démêler.
Plus qu'un tiers. Un tiers du chemin. Il est où, le passage ? Il a disparu. C'est ici. Je le vois. C'est ici que je suis resté coincé, hier.
Jimmy, ça va ? Ça va ! Et je suis encore tombé ! Allez, les gars. C'est parti. On va pêcher aujourd'hui !
On va utiliser cet arbre mort parce qu'il est sec à l'intérieur. On cherche quoi, Chandler ? Du bois sec.
Allez. On y est ! C'est ouvert ! On a réussi. Allez, on rentre.
Maintenant qu'on a du bois sec, on va en faire des copeaux pour pouvoir allumer le feu. C'est le seul truc sec qu'on a.
La voilà ! Trop bien, on y est ! Par ici, les petits poissons ! On arrive, les poissons. C'est la tarière ? C'est l'arbre que j'avais placé. C'est comme Excalibur. Très bien.
Nul ! C'est gelé. Notre trou est encore là. On se remet au boulot !
On va commencer par élargir les côtés pour que la tarière puisse aller plus en profondeur. Pendant que tu brises la glace, je vais voir s'il y a un endroit où la glace est plus fine. Je me dis que là où les rivières se rejoignent, l'eau est peut-être plus agitée. La glace y est peut-être plus fine. J'espère.
On a vraiment besoin d'un miracle. Il faut qu'on attrape du poisson. Manger, ça réchauffe. Si on ne mange pas, on a froid. Si on a froid, on fait de l'hypothermie, et c'est fini. Une victoire, par pitié !
Jimmy ! Quoi ? J'ai traversé ! Sérieux ? Y a 20 centimètres. J'ai besoin de le voir de mes propres yeux. Ça alors !
On a notre premier trou de pêche, et pas le dernier, j'espère. On met des appâts gelés pour les attirer. On va voir si ça mord. C'est quand même mieux d'avoir plusieurs trous pour pêcher. On a bossé trop dur pour ne rien attraper.
Maintenant, on attend. Même si on est au bon endroit... Ça peut prendre une heure. Ça peut prendre une heure.
Je veux un poisson. Aucune prise, Darius ? Non.
Les mecs ? Franchement...
4 heures plus tard.
Je vais être honnête, j'ai vraiment hyper froid. Je perds espoir qu'un poisson morde à l'hameçon. Et j'ai peur que, si on pêche rien maintenant, vu le manque de calories, on attrape vraiment froid ce soir et demain. Et on va devoir annuler le défi si la neige continue de tomber... Mais je sais pas...
J'ai pas envie d'enchaîner plusieurs échecs, je suis pas comme ça. J'aime pas me planter. Donc je vais rester ici le temps qu'il faudra et je vais attraper du poisson, parce que je veux réussir pour vous.
Quoi ? Ça a mordu ? C'est un truc de ouf ! Les gens vont croire que c'est faux. Chelou.
T'as un poisson ! On a un poisson ? Jimmy, t'as un poisson. Tu l'as chopé pendant ton monologue ! C'est pas possible, Jimmy. Ils vont pas y croire. Il est là. Je l'ai dans la main. Non, c'est pas possible ! Viens voir, approche.
Tu viens de le perdre ? Non... Non. Non.
Je l'avais dans la main. Il s'est accroché au bord. Il remontait de travers. OK. Continue à pêcher. Le truc avec ces poissons, c'est que si tu en attrapes un, il y en a plein d'autres.
Il y en a plein d'autres. Remets l'hameçon à l'eau. S'il y en a un, il y en a d'autres. On va attraper un poisson, Jimmy, je te le jure, on ne va pas encore échouer.
Oh, non. C'est pas bon. C'est bon. J'ai un gant de rechange. C'est bon, c'est bon. Pêche, pêche, on pêche tous.
Désolé, mec. C'est rien, ça arrive. J'ai vraiment failli mettre ma main là-dedans. J'avais jamais fait ça. Attraper un poisson à mains nues.
Jimmy. T'en as un. Ça y est. Ouais ? OK, Jimmy. On y va comme ça, doucement. Doucement, et on le sort du trou. Ouais ! Ça y est ! On en a un ! Truc de fou ! Regarde ça !
On a attrapé un poisson ! J'ai failli le faire tomber dans le trou ! Faut qu'on continue. S'il y en a un, y en a d'autres ! Ça marche. On va mettre ça sur le banc.
J'espère que Jimmy et les autres vont bien. On essaye de tout préparer avant qu'ils reviennent. On espère qu'ils ont eu un poisson.
T'es prêt à faire un feu, Chandler ? Presque... Continue... T'arrêtes pas... Ça a pris feu. On a du feu.
Maintenant qu'on a un petit feu, il faut qu'on le fasse grossir. Faut qu'on le nourrisse sans arrêt.
Hase, ça mord. Garde la tension. Tire doucement. Garde la ligne en tension et tire. Arrête pas. On a une prise, on a une prise. Remonte-le. Ouais ! Ouais ! Jimmy ! Encore un autre ! On l'a fait ! On mange bien ce soir ! Ouais !
Ça fait des heures que j'ai pas bu d'eau. J'ai mal au crâne. Je sais pas ce qui se passe. Mais j'ai attrapé du poisson.
Après sept heures passées à pêcher, on a attrapé deux poissons ! On va revenir fêter ça avec les gars ! Allez !
On est prêts, on ajoute la neige. Hase va être fier de nous. Quand il va revenir, il va dire : « J'ai pas à le faire ? » On a fait un feu, on a de l'eau prête à boire. On a juste besoin d'un poisson.
Allumez un feu ! C'est un poisson que je vois ? On a déjà tout préparé ! Les gars, je sais ce que vous vous dites. Hase, ramène le sac bleu. J'espère que c'est pas une blague. Les gars ! On mange, ce soir ! Ouais ! Enfin ! Ils l'ont fait !
Ça y est, le premier est en train de cuire. Ouais ! Hé ! Beau boulot. Bien joué.
Voilà. On a du poisson cuit. Qui a faim ? Moi ! Servez-vous ! Non, vous inquiétez pas. On a un deuxième poisson pour le 6e jour.
Ouais ! C'est bon ! Je crois pas avoir mangé du poisson si frais. C'est délicieux. Vous arrivez à le croire ? On mange du poisson au milieu de l'Arctique. J'y crois et je me régale. Je me régale, je vis ma meilleure vie. On est là. Le rêve.
Messieurs, ce poisson, alors ? Vous en pensez quoi ? Il était délicieux. Il était trop bon.
Demain, j'ai prévu un truc super fun à faire avec tout le monde. Mais avant que je vous dise quoi, Chandler, dis : « Lance le timelapse. » Lance le... Lance le time... Ils vont te couper au montage, dis la phrase. Lance le time...
JOUR 5
JOUR 6
Hé, les gars ! L'avion est arrivé ! Je veux pas vous faire peur... Mais je vais lancer la fusée. Parce que j'ai peur... Qu'on s'amuse beaucoup trop aujourd'hui !
Après avoir passé cinq jours complètement épuisants, les gars méritent de passer un bon moment. S'ils atteignent le septième jour, une surprise les attend.
Je suis ravi qu'on ait ce poisson. Sinon, je serais parti. Je vous jure. C'est le truc le plus dur que j'ai fait de ma vie. Plus dur que la fois où on a essayé de te faire manger des cornichons y a 7 ans ?
C'est parti. Il l'a dans sa bouche ! Peut-être pas... Bien vu. C'est le deuxième truc le plus dur que j'ai fait.
On fait des vidéos de survie comme celle-ci depuis bientôt 10 ans.
Je vais tenter de rester 24 heures assis dans l'eau. Je me suis rarement senti aussi mal. Qu'est-ce qu'on fait ? Je vais vomir.
Comme il y a quelques jours pendant le blizzard. Ça fait qu'empirer, les gars. Mais c'était aussi certains des moments les plus cool de ma vie.
Le bateau flotte vraiment ! C'est réussi !
Quand on était dans la grotte à faire des vannes, déconnectés de la société, c'est les moments les plus fun que j'ai passés en filmant nos vidéos. Je veux juste les remercier parce que... C'est grâce à eux que les vidéos comme celle-ci, qui devraient être horribles à vivre... deviennent des moments incroyables. Je leur suis extrêmement reconnaissant.
C'est plutôt évident, mais c'est important pour moi de vous remercier. Quand j'étais encore petit, je rêvais de vivre la vie que je vis aujourd'hui.
Salut, futur moi. J'espère que t'es toujours sur YouTube. Alors, merci du fond du cœur.
Je vais leur lancer des boules de neige. Tareq ! Pousse-moi ! Vas-y, Jimmy !
Maintenant, je suis trempé. Je mets 10 sur 10 au sixième jour.
Je garde ces s'mores depuis hier soir, et c'est le bon moment. Les gars ! Quoi ? J'ai une surprise ! Ça a l'air bon. Je le prends... Tu m'en files un ? Santé ! Santé ! Le meilleur moyen de finir cette épreuve avec le meilleur chocolat du monde.
Hase, c'est le GOAT. Au lit. On se voit demain matin pour la surprise. Quoi ? Je vais juste dire qu'on repart pas en hélico demain. Quoi ? Mais on repart ? Je sais pas, vous verrez. Quoi ?
JOUR 7
Salut ! C'est le septième jour ! Ouais ! On veut rentrer chez nous ! Et voilà le twist de la vidéo ! On reste une semaine de plus ici ! Arrête. Je m'en vais.
C'est quoi la surprise ? Dès qu'on sort de l'abri et qu'on aura tout rangé, je vous montre. On y va, maintenant.
On n'a pas le droit de partir avant d'avoir ramassé absolument toutes nos ordures. Lance le timelapse ! Tareq a pas le pouvoir du timelapse. Lance le timelapse !
Ouais ! Ça y est !
Ça y est ! On rentre ! C'est pas vrai.
Amenez la surprise ! Cette fusée a donné le signal à la surprise, qui n'est pas un hélicoptère... C'est une meute de chiens polaires.
Génial ! C'est vraiment un truc de l'Arctique ! Ça fait beaucoup de chiens.
J'ai tellement envie de rentrer chez moi.
Voilà les chiens ! Ça va, les potes ?
C'est mon taxi ! Je rentre chez moi, mon pote ! On a passé sept jours dans l'Arctique ! On s'en va ! J'ai trop hâte de prendre une douche chaude !
Si vous avez aimé la vidéo, oubliez pas de vous abonner. Merci d'avoir regardé.
C'est un truc de fou. Une vraie fin de vidéo !
Sous-titres : Céline Nyanga
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