Du conteneur à 1 $ au bunker à 1 milliard : MrBeast visite des abris antinucléaires de prix croissant

Ouvrir sur YouTube ↗
Aperçu

La vidéo compare des bunkers classés par prix, du moins cher au plus cher. Le premier coûte 1 $. Le dernier, présenté comme un bunker à 1 milliard de dollars, est creusé à plus de 600 mètres sous la surface d'une montagne et serait capable, selon la narration, de résister à la plus grosse bombe nucléaire jamais créée. L'objectif annoncé est de montrer ce qui sépare ces différents niveaux de prix : à chaque palier, les abris deviennent plus grands, plus luxueux ou plus sécurisés.

13 min de lecture

Le bunker à 1 $ : un conteneur enterré qui cède déjà

La visite commence par le bas de l'échelle, avec un conteneur industriel enterré dans le sol. L'intérieur est mouillé et la structure plie. Selon la narration, c'est justement pour cela qu'il n'a coûté qu'un dollar. Un membre de l'équipe plaisante en disant que l'explosion semble déjà avoir eu lieu. Quand quelqu'un demande si l'abri résisterait à une bombe, la réponse est un « non » immédiat. Ce premier exemple sert de point de comparaison : un simple trou couvert ne constitue pas un abri.

Le bunker à 1 million : un ancien centre de lancement de missiles

Le palier suivant est un ancien site militaire. D'après la vidéo, il a été construit pour lancer des missiles et pour survivre, sous terre, à une apocalypse nucléaire. Pour y entrer, il faut descendre des escaliers puis ouvrir une porte de trois tonnes, que l'équipe trouve extrêmement lourde. Au cœur du bunker, la salle de lancement évoque Star Wars aux visiteurs. La narration explique que le complexe était conçu pour encaisser une attaque nucléaire et pour y riposter.

Le détail technique mis en avant concerne le sol de cette salle. C'est une plateforme suspendue au plafond situé juste au-dessus, et seuls huit ressorts la soutiennent. Il y a cinquante ans, l'endroit était un centre de lancement de missiles. Son propriétaire actuel l'a transformé en forteresse cachée, prête à résister à la fin du monde. L'équipe demande si le gouvernement l'a vraiment laissé acheter le site, mais la réponse n'apparaît pas dans la vidéo.

Cinq étages sous la surface, on trouve une baignoire, une cuisine, un salon et surtout un club, où le propriétaire organise des fêtes. Ce dernier accepte aussi de montrer une zone qu'il dit ne jamais présenter : l'intérieur du silo, où était autrefois stocké un véritable missile nucléaire. L'équipe s'inquiète de la sécurité du lieu, éteint la lumière et se retrouve dans le noir complet, ce qu'un participant trouve très effrayant.

Le bunker à 3 millions : l'abri de jardin de Colin Furze

La narration présente le bunker suivant comme celui que l'équipe construirait elle-même. Il s'agit d'un abri à 3 millions de dollars caché sous un jardin, auquel on accède par une cabane. Il appartient au YouTubeur Colin Furze. Côté sécurité, il est couvert d'un mètre de béton. Colin Furze explique qu'il sert aussi de musée pour ses créations YouTube.

Selon la vidéo, le prix s'explique par les « armes folles et dangereuses » que contient l'abri. L'équipe découvre un sac à dos lance-flammes, ce qui vaut à Colin Furze une comparaison avec Tony Stark. Viennent ensuite une manche lance-roquettes qui projette aussi des couteaux et intègre un taser, puis une mitrailleuse équipée d'une tronçonneuse. Le lance-flammes est essayé sous terre, et un participant dit ne pas se sentir en sécurité. La conclusion de l'équipe : c'est « le pire bunker à cambrioler ».

L'abri cache aussi une autre salle, reliée à un réseau de tunnels sous la maison, que les visiteurs jugent plus grand que le bunker lui-même. Colin Furze y montre un canon capable de transformer n'importe quel objet en munition. Faute de mieux, l'équipe le charge avec des petits pains, puis tire un rouleau entier. Il présente aussi une ceinture à couteaux rotative. L'équipe demande si un couteau s'est déjà détaché, il répond que non, et on lui demande quand même d'éteindre l'appareil. Dernière invention montrée : un « surgélonde », décrit comme l'inverse d'un micro-ondes, qui congèle des chocolats Feastables.

Le bunker présidentiel à 5 millions : l'abri de JFK sur une île

La vidéo passe ensuite à une île où se cache un bunker présidentiel estimé à 5 millions de dollars. L'abri a peu d'allure et sent l'urine de chat. Pourtant, selon la narration, il représentait en 1961 ce qui convenait à John F. Kennedy. L'équipe est stupéfaite d'apprendre qu'il s'agissait du bunker de Kennedy. Aujourd'hui, l'endroit est décrit comme « un vrai trou à rats ». La salle de bain présidentielle fait partie de la visite, et l'équipe remarque que l'espace est réduit. Le contraste est volontaire : un abri prestigieux dans l'histoire américaine, mais modeste face aux bunkers qui suivent, présentés comme le passage « du bunker du passé au bunker du futur ».

Le bunker à 30 millions : un gratte-ciel souterrain de quinze étages

Le bunker à 30 millions de dollars compte quinze étages. Il est décrit comme un gratte-ciel souterrain, conçu pour que 75 personnes survivent « à n'importe quoi ». Ses portes en acier blindé font soixante centimètres d'épaisseur. À la question de savoir combien de roquettes il faudrait pour les faire sauter, la réponse est : trois. À cela s'ajoutent un poste de sniper sur le toit, des caméras actives 24 heures sur 24 et des armes à feu, l'élément préféré de Larry, le responsable des lieux. Selon lui, personne ne volera la nourriture. L'abri dispose aussi d'un stand de tir intérieur. La narration admet que c'est peut-être exagéré, tout en demandant qui ne voudrait pas vivre là en cas de fin du monde.

L'abri comprend également un hôpital avec salle d'examen, un dentiste, une pharmacie, une prison et quinze appartements de luxe. L'équipe rappelle y avoir tourné, cinq ans plus tôt, une vidéo où elle était restée vingt-quatre heures. Selon la narration, ces appartements situés quinze étages sous terre sont plus agréables que ceux de la surface, avec leur électroménager.

Pour l'alimentation, le bunker possède un supermarché dont l'aspect rappelle le monde extérieur. On y trouve notamment du bacon en conserve, qui laisse l'équipe perplexe. Un étage est consacré aux cultures hydroponiques, présentées comme l'une des pièces les plus importantes du bunker. Les plantes poussent dans l'eau plutôt que dans la terre et offriraient aux habitants une source de nourriture « quasi infinie ». La visite se termine à la piscine, qualifiée de « mieux gardée de la terre ». Il y a aussi une salle de sport et un mur d'escalade. L'animateur juge ce bunker « vingt fois mieux » que les précédents et avoue ne pas voir comment faire mieux, avant de rappeler que des bunkers plus chers existent.

Le bunker à 50 millions : une maison sous la maison

Le bunker à 50 millions de dollars se trouve sous une maison ordinaire, dans un quartier ordinaire, à neuf mètres sous terre. La narration le présente comme l'un des plus chers et des plus étranges. L'accès passe par un ascenseur protégé par un code secret, que l'équipe n'a pas le droit de filmer. L'ascenseur descend lentement de trois étages et laisse voir la pierre et le ciment sous la maison.

En bas, l'abri est conçu pour ne pas donner l'impression d'être dans un bunker. On y trouve un tapis qui ressemble à du gazon, des palmiers, et même un sapin de Noël resté en place neuf mois après les fêtes. L'idée de conception est que, si l'on devait y vivre, la surface ne manquerait pas puisque l'intérieur lui ressemble. L'élément le plus surprenant est une maison entière construite à l'intérieur du bunker, lui-même situé sous une maison. L'équipe la trouve chic, immense et plus grande que prévu. Elle note toutefois que certains passages sont si bas que le concepteur « doit faire un mètre cinquante ». Un participant boit un soda trouvé sur place, découvre qu'il est périmé depuis deux ans et ne peut même pas chercher sur internet s'il risque quelque chose : il n'y a pas de réseau à neuf mètres sous terre.

L'équipe y retrouve Hugo et Rayne, deux participants d'une ancienne vidéo où ils avaient été enfermés cent jours pour gagner 500 000 $. Les visiteurs préviennent en plaisantant qu'ils risquent d'être fâchés de voir un bunker plus agréable que le leur. Une fois arrivés, le duo retombe vite dans ses habitudes et se dispute. L'un des deux affirme que s'ils avaient eu cette cuisine rose, il aurait cuisiné tous les soirs. L'autre n'y croit pas. Une piscine se trouve aussi à l'extérieur de la maison, toujours sous terre. Hugo y plonge avec ses chaussettes et sa seule critique est que l'eau pourrait être plus chaude. Interrogés sur ce qui aurait changé avec une piscine pendant leur défi, l'un répond que ça se serait passé « autrement », l'autre qu'il « serait resté ». L'abri possède aussi une sortie secrète, que l'animateur ne sait pas s'il a le droit de montrer.

Le bunker à 1 milliard : une base militaire sous une montagne

Le dernier bunker est une base de l'US Air Force, présentée comme la plus impénétrable de la planète. Selon la narration, elle est entièrement protégée par plus de 600 mètres de granit compact et peut résister à l'arme la plus destructrice jamais créée. Les règles sont strictes dès l'entrée. Quand quelqu'un demande ce qui se passerait s'il courait dans le tunnel d'accès, la réponse est : « Ils tireront. » La vidéo explique qu'elle ne peut légalement montrer aucune carte de l'intérieur, et l'équipe doit régulièrement cacher l'objectif. Une demande pour tenir l'arme d'un garde est refusée.

Après les contrôles de sécurité, on arrive à une porte blindée résistante aux bombes nucléaires, censée protéger ses occupants des plus grosses bombes jamais créées. Une deuxième porte se trouve de l'autre côté. Un « mur de bienvenue » porte notamment l'inscription « Forces spatiales » et présente les quatre départements qui opèrent sur la base.

La narration insiste sur un autre risque que l'attaque ennemie : les phénomènes naturels. Un espace a été taillé entre la montagne et le bunker, qui repose sur des ressorts. Il « flotte » ainsi littéralement, ce qui permet d'absorber les ondes d'une attaque nucléaire ou d'un tremblement de terre. On retrouve en plus grand le principe de la plateforme suspendue du bunker à 1 million.

Le centre des opérations du NORAD et l'A.J.O.C.

Après une longue marche, l'équipe arrive au centre des opérations. C'est de là que les commandants du NORAD donneraient leurs ordres pour protéger l'Amérique du Nord d'une attaque aérienne ou maritime. Certains éléments restent interdits à l'image. L'animateur est autorisé à s'asseoir dans le siège du général, mais les consignes de ne rien toucher, répétées selon lui une trentaine de fois, sont enfreintes par un membre de l'équipe. Cela provoque un moment de panique et des excuses répétées. La narration rappelle que ces boutons pourraient lancer des missiles.

Un guide nommé Éric montre ensuite le poste de commande secret au cœur du bunker, l'A.J.O.C., décrit comme le centre d'opérations conjointes alternées. Les personnes qui y travaillent sont responsables de la sécurité de la mer et du ciel de tout le continent nord-américain. Selon la réponse obtenue, il faut moins de cinq minutes pour que des chasseurs interviennent, mais le guide refuse d'entrer dans les détails. À la question de savoir s'il existe des OVNI, il ne répond pas et regarde le sol. L'équipe abandonne le sujet.

Une ville sous la montagne

Le nombre de personnes présentes sur la base est secret. La vidéo affirme seulement que le bunker peut faire vivre des centaines de personnes pendant des années. On y trouve une salle de sport, un supermarché et même un Subway, ouvert d'après la réponse obtenue en raison du nombre de personnes sur place. La base dispose aussi d'une caserne de pompiers dont les véhicules circulent sur des routes creusées sous la montagne. Les pompiers s'entraînent habituellement sur des mannequins, et l'équipe leur propose un de ses membres comme « mannequin ». La démonstration de sauvetage, entre claques et massage cardiaque, reçoit de l'intéressé la note de quatre sur dix.

En conclusion, la narration reprend la progression de la vidéo : certains bunkers se cachent dans des jardins, d'autres sous des quartiers entiers, d'autres encore dépassent la simple survie avec des équipements de loisir. Selon elle, aucun n'égale ce dernier, décrit comme une cité souterraine avec son propre réseau électrique, des couloirs interminables, des autoroutes et plusieurs lacs. La vidéo le présente comme pouvant être « le défenseur de l'Amérique du Nord, et l'humanité ». La visite s'arrête sur un dernier refus : les militaires déclinent la proposition de menacer les spectateurs d'une visite de l'armée s'ils ne s'abonnent pas.