Cent candidats, cinq pièges et un trophée à 100 000 dollars

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Cent personnes, les yeux bandés, sont conduites dans un premier piège. Elles devront en traverser cinq, chacun conçu, selon l'animateur, pour « pousser les candidats dans leurs derniers retranchements ». Le dernier en lice remportera un trophée en or d'une valeur de 100 000 dollars. D'une épreuve à l'autre, la vitesse et le sang-froid comptent de moins en moins. Ce qui décide du sort des candidats, ce sont les alliances, les dettes de loyauté et les trahisons calculées.

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Premier piège : se libérer avant la chute du plafond

Les candidats retirent leur bandeau sous un plafond hérissé de pointes. L'animateur précise qu'il ne s'agit pas de vraies pointes, « mais il vaut mieux faire comme si ». La règle tient en une phrase : ceux qui ne se libèrent pas avant que le plafond ne descende sont éliminés. Pendant que les participants se précipitent, un membre de l'équipe, Nolan, est envoyé en urgence « sauver le trophée ».

À la fin de la manche, 49 personnes sont éliminées et 51 poursuivent le jeu. L'animateur annonce aussitôt qu'il reste quatre pièges et que le deuxième dépassera tout ce qu'ils imaginent.

Deuxième piège : traverser une arène de paintball

Le deuxième décor provoque des réactions de stupeur. C'est une vaste arène de paintball gardée par des vigiles armés. Les 20 premiers candidats qui parviennent à se placer sur un carreau passent au piège suivant, et tout candidat touché est immédiatement éliminé. L'animateur ajoute une dernière règle : quand la lumière verte s'allume, les tirs cessent. Il conseille aux candidats de s'en souvenir.

Au départ, la première ligne s'élance sous un tir nourri. Plusieurs candidats sont touchés et l'un d'eux constate qu'il y a « trop de paintballs » et « aucun refuge ». Les stratégies se dessinent vite. Un participant se sert d'une portière de voiture comme bouclier. D'autres décident d'attendre la lumière verte : « Je bougerai quand ce sera vert. » À la première accalmie, deux candidats foncent. L'un atteint la ligne d'arrivée, l'autre est éliminé. D'après les commentaires, ce premier qualifié donne aux autres le courage de s'élancer.

D'autres approches apparaissent ensuite. Des candidats se protègent sous une couverture, ce que l'un des commentateurs qualifie de « génie », et d'autres profitent de la diversion pour avancer. Un tireur enchaîne les éliminations. À mi-parcours, dix candidats ont réussi et dix places restent libres. À la fin, ils sont encore 13 à se cacher pour cinq places, et ceux qui attendent n'ont plus le choix. Lors d'une dernière fenêtre de cessez-le-feu, les derniers se précipitent et le top 20 est complet.

L'animateur ajoute alors une information qui ne prend son sens que plus tard : le carreau choisi « est très important », car sa couleur compte. Il promet d'expliquer pourquoi au piège suivant.

Troisième piège : le pont, les clés et les menottes

Les 20 qualifiés découvrent un précipice et des cordes. La couleur des carreaux sert désormais à former quatre équipes de cinq : rose, bleue, verte et orange. Chaque équipe doit désigner un capitaine, et les quatre autres membres se menottent à un podium situé derrière. Le choix est définitif : « Pas de retour en arrière. »

Chez les roses, Steven est désigné capitaine. Ses coéquipiers le décrivent comme dur, fort et loyal, et évoquent son « instinct de pompier ». Au cri de « Pink Panthers pour toujours ! », l'équipe lui confie son sort. Chez les bleus, la capitaine est Kinsley, dont une coéquipière dira plus tard qu'elle lui a permis de traverser. Tomer dirige les verts et T. Ruffin les oranges.

Une fois les équipes attachées, l'animateur dévoile les règles. Au centre, sur une plateforme, douze emplacements permettent de se menotter et de se qualifier. Pour l'atteindre, chaque capitaine doit construire un pont avec cinq planches, et une planche perdue l'est définitivement. Le capitaine peut aussi prendre l'une des douze clés, retraverser et libérer un coéquipier. Dès que douze personnes sont menottées au centre, le jeu s'arrête et les autres sont éliminés. Il y a 20 candidats pour seulement 12 places. L'animateur insiste sur le dilemme : les capitaines décident qui, dans leur équipe, part et qui reste.

La course fait tout de suite apparaître des écarts. L'équipe verte avance vite. L'équipe orange n'a pas encore posé une seule planche, et un capitaine utilise astucieusement une planche pour pousser les autres. Tomer est le premier arrivé au centre. Il doit alors choisir entre se menotter pour assurer sa place et prendre une clé pour libérer un coéquipier.

La stratégie de Tomer contre l'embouteillage des roses

Tomer adopte une méthode qui marque le reste de l'épreuve. Il libère toute son équipe avant de la faire traverser. Selon le commentaire, personne n'encombre ainsi le pont et il peut récupérer les clés sans être gêné. Il revient au centre alors que le capitaine orange n'y est même pas encore arrivé, et il enchaîne les allers-retours au point de rapporter trois clés d'un coup. L'animateur s'exclame « mais quel athlète ! ».

Chez les roses, Austin est le premier libéré, mais le commentaire relève un problème. Le coéquipier engagé sur le pont crée un obstacle qui empêche le capitaine de passer, et c'est précisément ce que la stratégie de Tomer évite. Les roses sont malgré tout les premiers à traverser et occupent la première des douze places. L'équipe bleue sécurise elle aussi une place pendant que sa capitaine retourne au centre.

L'équipe orange est en difficulté. Les planches sont trop éloignées, le commentaire doute que son pont soit utilisable et le capitaine ne compte pas faire demi-tour. Quand les clés viennent à manquer, les places se remplissent rapidement. Toute l'équipe verte se dirige vers le centre et avance sur un pont qui chancelle. Une candidate, Ashleigh, hésite puis se résout à sauter sous les encouragements (« Cours et saute ! »). Elle manque sa réception, mais ses coéquipiers la rattrapent.

Le bilan est sans appel. L'équipe verte est qualifiée au complet, il y a trois bleus et trois roses, et chez les oranges seul le capitaine passe. T. Ruffin le reconnaît (« C'est pas bien ») et désigne déjà sa prochaine cible : « Je vais faire tomber le capitaine vert. C'est une menace. » De leur côté, les coéquipiers de Tomer le remercient avec effusion.

Quatrième piège : la faucheuse et le choix des adversaires

Le quatrième piège est une machine pivotante dont les bras tournent. Les candidats, par groupes de trois, doivent se baisser et sauter par-dessus. Celui qui tombe est éliminé et le dernier debout passe à l'épreuve finale. Avant le début, l'animateur appelle Lalo, qui n'est pas médicalement apte à participer. Il reçoit 5 000 dollars et quitte le jeu en encourageant les autres.

Le déroulement comporte une dimension stratégique. Un capitaine choisit le type d'épreuve (endurance, adresse ou force) puis désigne deux adversaires. Il y aura quatre manches et seuls quatre candidats iront en finale. Pour choisir le premier capitaine, certains rappellent le fiasco de l'équipe orange et le fait que Tomer a fait traverser les siens. Un candidat se dit prêt à faire son possible pour que ce soit équitable. Tomer obtient la majorité des votes.

Il choisit la force, qui l'oblige à porter un gilet lesté comme ses adversaires. Il désigne Byan et Steven « parce que j'aime le challenge », en ajoutant que s'il les bat, ils ne seront plus là. Steven se dit certain de gagner face à des candidats plus jeunes et juge que Tomer n'aurait pas dû le choisir. Au fil des tours, le gilet rend l'exercice « incroyablement difficile ». Steven fatigue et tombe le premier. Byan s'épuise à son tour, et Tomer, qui reconnaît lui-même être fatigué, remporte la manche.

Baylee, Austin et Kinsley : trois manches, trois logiques

Tomer doit désigner le capitaine suivant et choisit Baylee. Elle opte pour l'adresse. Chaque joueur doit survivre à la faucheuse en tenant un bol de 75 balles de ping-pong, et au bout de deux minutes l'emporte celui qui en a gardé le plus ou celui qui reste debout. Baylee désigne T. Ruffin, celui-là même qui avait promis de faire tomber le capitaine vert, ainsi que Julian, son ancien coéquipier. T. Ruffin tombe dès le début et Baylee rejoint le top quatre. Selon le commentaire, elle a éliminé le capitaine orange et son propre coéquipier vert.

Il reste sept joueurs, et Austin devient capitaine. Il choisit la force et désigne Joseph et Matt. Interrogé sur ce choix, il explique avoir convenu plus tôt de vouloir « deux femmes en finale » et affirme tenir parole. La manche ne tourne pas en sa faveur : Austin ne tient que cinq secondes, Matt perd l'équilibre et Joseph se qualifie.

Pour la dernière manche, une candidate propose Kinsley comme capitaine, en rappelant que Kinsley lui a permis de traverser le pont. Kinsley affronte Abby et choisit l'endurance, un choix qu'elle juge « facile ». Les deux candidates restent concentrées et silencieuses, et le duel est très serré. Abby finit par tomber, et Kinsley rejoint la finale.

La finale : trois cœurs de verre et un canon

Les quatre finalistes sont Tomer, Baylee, Joseph et Kinsley. Chacun a trois cœurs en verre sous sa position. À tour de rôle, chacun descend actionner un canon et tire sur le cœur d'un autre. Un joueur dont les trois cœurs sont détruits est éliminé, et le dernier survivant remporte le trophée. L'animateur résume : « C'est vous ou eux. » Les finalistes protestent, jugent cela « horrible » et répètent qu'ils s'entendent tous bien.

Tomer, premier vainqueur du piège précédent, tire le premier. Il dit que son plan « tombe à l'eau » et qu'il voulait s'amuser alors qu'il doit maintenant faire du mal. Kinsley annonce qu'elle ripostera et qu'elle vise bien, parce qu'elle chasse et que le canon se rapproche d'un fusil. Tomer en tire aussitôt la conclusion : « C'est trop risqué de la garder. C'est une menace. » Kinsley tente de le dissuader. Elle assure ne pas être si douée, rappelle que ce n'est pas un fusil et qu'elle a aidé Tomer à obtenir sa première place. Tomer tire sans hésiter et brise l'un de ses cœurs.

Vient le tour de Baylee. Interrogée sur la raison de ne pas viser Tomer, elle répond « parce que je t'aime ». Elle explique ensuite viser Joseph parce qu'il n'aurait pas voulu suivre un plan consistant à se liguer contre Tomer. Elle déplace le canon, vise un moment Tomer puis revient sur Joseph, et rate. Elle affirme d'abord avoir volontairement visé le sol sous le troisième cœur de Joseph. Poussée par l'animateur, elle reconnaît qu'elle comptait bien l'éliminer.

Joseph, présenté comme le joueur « que personne n'arrive à cerner », riposte contre Baylee et détruit l'un de ses cœurs. Baylee y voit une réaction au fait qu'elle l'a exposé publiquement, alors qu'auparavant la menace était Tomer. Kinsley dit ne pas vouloir trahir Joseph, puis tire quand même sur lui : « Joseph, je vais être honnête. Ça fait mal. » Elle touche l'un de ses cœurs. À la fin du premier tour, tout le monde a perdu une vie sauf Tomer. Un finaliste juge que c'est « la pire des décisions », puisque Tomer va en profiter pour les éliminer.

Deuxième tour : tirs perdus et élimination de Joseph

Au deuxième tour, un finaliste presse Baylee de viser Tomer, le seul à avoir encore trois cœurs, qu'il décrit comme « inarrêtable » s'il reste en jeu. Baylee tire trop tôt et touche un cœur déjà détruit, un tir gaspillé selon l'animateur. Joseph vise ensuite Tomer et le touche. Chacun a désormais perdu au moins un cœur.

Kinsley décide de viser le dernier cœur de Joseph, mais le projectile ricoche et manque de toucher un cadreur. L'animateur rappelle qu'il faut « toucher les cœurs, pas les cadreurs ». C'est finalement Tomer qui détruit le dernier cœur de Joseph, après que celui-ci lui a lancé « Fais-le ». Joseph est replacé au centre de sa cage et une trappe s'ouvre sous lui.

Les dernières pressions sur Baylee

Au tour suivant, Baylee devient la cible des pressions. Un finaliste lui rappelle qu'il l'a « littéralement empêchée de tomber » lors de la traversée, l'avertit que Tomer l'éliminera si elle l'élimine d'abord, et va jusqu'à promettre de se teindre les cheveux. Baylee rate et dit qu'elle « se tape la honte ». Tomer annonce qu'il va « tout miser sur le fait que Baylee sait pas tirer ». Il tire ensuite sur Kinsley, qui ne regarde pas, et la touche. Le commentaire qualifie le tir de « truc de fou » et Kinsley voit l'argent lui échapper.

L'animateur s'adresse alors à Baylee. La décision lui appartient, mais il estime que terminer contre Tomer est une mauvaise idée. Tomer promet de se teindre la barbe en rouge, comme le t-shirt de Baylee, si elle l'épargne. On lui répond qu'elle veut l'argent, pas lui teindre la barbe. Baylee détruit le deuxième cœur de Tomer et explique : « C'est la finale. Je dois penser à moi. » Tomer rate ensuite son tir, sous les cris répétés de « Il a raté ! ».

Kinsley pousse Baylee à achever Tomer en promettant de le faire elle-même si Baylee échoue. Baylee touche le dernier cœur de Tomer. Elle s'excuse abondamment, le qualifie de « mec en or » et lui dit qu'on l'aime. Tomer quitte le jeu par la trappe sur un « Longue vie et prospérité ».

Le duel final entre Baylee et Kinsley

Il ne reste plus que Baylee, avec deux cœurs, et Kinsley, avec un seul. Kinsley tire en assurant qu'il n'y a pas de rancune et touche en plein, ce qui les met à égalité avec un cœur chacune. Kinsley prévient Baylee que si elle rate, elle l'éliminera.

Baylee tire sans regarder et réussit. Elle remporte le trophée en or d'une valeur de 100 000 dollars. Elle s'adresse à ses parents, à qui elle annonce avoir « réussi à tirer », alors que plusieurs de ses tirs précédents avaient échoué. Avant de tomber à son tour par la trappe, Kinsley lui dit : « Je suis fière de toi. Tu l'as mérité. »